‹ Les tréteaux de Charles MonseletChapitre 90 sur 112 · D'UN RENTIER ET D'UN LAMPISTE. W · texte numérisé non relu

D'UN RENTIER ET D'UN LAMPISTE. W

lien de plus aristocratique que la bourgeoisie de proince. Là vous Terrez raremeivt, même ceux qui ont eaucoup voyagé , des lampistes partager la soupe du entier. Notre lampiste comprenait d'autant mieux cet isigne honneur, qu'il était honnête homme, petit comnerçanty pas envieux, ne briguant pas les faveurs: LU fond, nn de ces braves gens dont le coutelier Dide- *ot, de LangreS; a laissé un si beau type. II me serait !acile ici dé placer quelques phrases sur le fils du coutelier, sur Diderot fils, non pas Tencyclopédiste, mais L'auteur du Neveu de Rameau ; non pas l'adorateur de Voltaire, mais l'auteur des Entretiens (T un père de formille, £h bien, je m'en dispense, laissant ces charmantes digressions à Sterne ; et j'en reviens à l'histoire de l-horloge.

Le rentier avait dit : « Nous mangerons la soupe ensemble ; » mais c'est une façon de parler proverbiale. Le lampiste, quand il eut déployé sa serviette damassée, trouva dessous une paire de boucles d'oreilles en or qui lui firent un grand plaisir, car il n'avait jamais eu le moyen d'en porter qu'en argent. Après le bouiUi, apparut sur la table un cochon de lait qui voudrait, pour être décrit, le pinceau d'un coloriste. Le petit cochon était de ce blond presque roux, si cher à Rubens. Que de soins et de veiUes n'avaitr-il pas fallu près de la broche pour arriver à ce ton presque impossible aux^cuisiniers parisiens. Ceux-là, les sans-soins, auraient stigmatisé le corps du petit cochon de lait d*une tache noire. Oui, ils Fautaient laissé brûler, au moins par un côté. Et la meilleure preuve que toutes ces opérations culinaires et gastronomiques avaient été préparées avec un soin de

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Gérard Dow, U «êle 4a petit coohm 4e bel était ciIm •t traaquffle, platM oatianeoliqQe qm Mpuffraate. Sm y«ux étaient fennéa dcMiecment et saaa effort. €eU Ta paraître peat^tre iiiTraiaembiable (j'en appdlo a«z edP miratevffs de BrîUat*-SaTmnn) , le petit oedma de Ut semblait être henren d'aroir été «neai kîea cuit I

Le rentier pkmgea dans les flanos du joli aninal «i eoatean prudmt, et Tenveloppe doiie, cette croAte àvm confeetîon si difficile, se détadia teat sbnplenient do corps Manc et Tîerge du petit eodaan.

— Votre assiette, mon ami, dit te bonogeois an lampiste, que je vous donne du iTor.

Je me suis soQTent adnnié aprte les provinciaiax à cause de leurs mœnrs rapetissées; eh bien, dans ce moment, je bénis le ciel d'avoir vécu vingt ans dans vis petite ville. Les jolis mots«[tt'on y apprend 1 le ekanuant argot cpi'ont ces braves pierâictauxl Gkevckez dam toutes les langues, les mortes et les vivantes, œiies de rOrient et de TOccident, du Nord et du Mîdi^ ¥ons ii*j trouverez jamais un mot aussi ingéoinix, amssâ naif «I aussi co&oré que eeliii-4à : Du rfV/ pour expcimbar b croûte râtie et hnsanl» d'un petit eo<Aon d» lait siîa à h broche.

Le dlnepr se passa dans des élans de gaieté; pour couronner le festin, il fut question d\m verre de ratafia, qm mit lies esprits en phis belle humenr sans attaquer b tdte. Après le ratafia vint le caié, servi dans de joliss tasses sur lesquelles étaient peintes des Ijres dorées qii eentendlent la torréfaetimdemoka, suivant Tidiomeda bourgeois. Cette nttit4à, il dormit comme îl n'avait famaif dormi de sa vie. Il rêva les rftvet les | his roses «t las

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