SCÈNE VI
Les MémeSi OLYMPE.
OLYMPKy venant de la droite.
Papa, Toilà ton choco... (A part.) Monsieur Alfred. (SiU va à ia table, Alfred s'approche d'elle.)
MOUTONHET. *
Laisse-moi donc tranquille avec ton chocolat. [Allant prendre un dictionnaire iur le bureau; à part.) Voyons donc èi je trouverai, dans ce dictionnaire^ quelques renseignements sur le duel. (Il s'oêsied à gauche.)
▲LFABD.
Mademoiselle...
OLYMPE
Monsieur.
ÀLFREDj bas.
J'ai mon diplôme... Je suis en train de demander votre main...
OLYMPE
Et papa vous a dit qu'il l'avait promise au fils de monsieur Duvivier.
ALFRED
Gomment ?
OLYMPE
Voyez, tâchez d'arranger ça; moi, je n*f suis pour rien.. •
[Elle sort par la droite avec le chocoùt.)
ALFRED
Comment, il a promis au fils Duvivier ?
MO0TON^ET, Usant.
« Un reste de coutume barbare. » Ça, je le £a«s, et je ne vois rien qui...
ALFRED, à part.
Oh ! mais, c'est ce que nous verrons. (Bout, iun atr mdifférent,) Et contre qui monsieur Duvivier se bat-il T
" Moatonnet, Alfred , Olympe.
MouTORNET^ chtrcfiant touiours.
Il se bat..* il... (Se reprenant.) Il 86 bat contre un nommé Saint-EomaiD.
ALFRED
Saint-Romain l... Eb Jiten,.elle est bonne celle-là !
MOUTONNET
Tu le connaîtrais?
ALFRED
Vous allez bien rire l
MOUTONRET.
Je ne le crois pas... Mais Je ferai tout mon possible... Eh biai?
ALFRtD.
Eh bien ! Saint^Homain m*a écrit ce matin pour me prier (Têtreson témoin.
MOOTONNET, 86 leVCOlU.
Il se pourrait? Mais alors tout esl sauvé !...
ALFRED
Gomment cela?
MOCTONKET.
Gomment, comment cela? Parce que nous allons arranger Taffaire, donc ! et raide, et raide I (Rappelant / à la porte de droite,) Olympe ! Olympe t rapporte-moi mon chocolat. [Il respire avec Sixtisfaotim.) Voyons, et d'abord quel homme est-ce que ce donneur de soufflets ?
ALFRED, après avoir semblé réfléchir quelques instants. * Oh ! un homme qui les retire encore plus vite qu'il ne les donne, quand, toutefois, son adversaire veut bien se contenter...
MOUTOnNET.
D'excuses?... Davivier b'en contentera.
, ALFRED
Ah l il paiait que ce n'est pas un tigre altéré...
MOUTONNET, avsc force»
Si fait! (Changeant de ton.) Mais un tigre altéré.. • d'excuses. Et le second témoin de... cecapon-là?
ALFRED
Dubarége I...
MOUTONNET, prenant une prise.
Ah ! il s'appelle... Enfin, les noms propres n'oht pas d'odeur.
* Alfred, Moutonnet.
H I£B TIlffiDLAtlOlfS MIN TAMOIN
ALPRED.
Getul-là) c'est un tigre d'une autre espèce» altéré seule* ment de chablis et de canard. Un gaillard qui ne toit^ dans une affaire, qu'une occasion de déjeuner gratis !
MOUTOSNET^ qui fiait, ehangtênt subitement de figure.
Tiens 1 mais au fait t c'est très-précieux ces gens-ià! Et il demeure? (Il prend ses tablettes.)
ALPBED.
Rue des Jeûneurs^ 22.
■OUTOVIIBT.
Déjeuneurs... ça défait être.,. (Apr^$ aw^r éerit.) Ilerei.
ÂLFREb.
Dites-moi; et le deuxième témoin de Dayivier ?
MODTONNET, noivemetit.
Je ne le connais pas encore; mais je ne crois pas^ qu'après avoir songé à moi tout d*aborOf Duvivier prenne un spadassin.
ALFK^p, rinnt»
En effet !
MOUTONNET
Allons, ça va aller comme sur des roulettes, et j'en suis bien content.
ALFRED, riant.
Je fois que tous n^aimes pas beaucoup ce genre de commissions.
MOUTOMNET.
Moij je les ai en horreur 1
ALFRED, d part.
C'est bon à savoir. {Haut.) Mais, dites-moi, monsieur Moutonnet, est-ce vrai que vous raé reprenez la main de... MODTo»NET, lui saisiêsaM le bras, avec sentiment. Il y a de fortes chances pour cela, mon cher enfant ; mais, si tu n'es pas mon gendre, tu seras mon ami ; et quand je serai malade, tu pourras venir me voir^.. avec ua autre médecin.
ALFRED, avec intention.
C'est bien, monsieur Moutonnet. G^est tout ce queie vou« lais savoir. (Il sort par le fond.)