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LE PRÉSIDENT

Rien, en jusice, n'est risible! disent certa : ns présidents de police correcMonnelle, en réprimant

MONOGRAPHIE

l’hilarité de l’auditoire, qui prouve justement le contraire ; tant il est vrai que la façon de voir les choses est affaire de tempérament.

Je crois volontiers à la conviction d’un défunt magistrat, répondant sévèrement à un voleur qui invoquait le bénéhee du proverbe — la faim fait sortir le loup du bois : — Quand le loup a faim, il

travaille! ou encore à une vagabonde se disant sans domicile ni moyens d’existence : Quand on est jeune et forte comme vous, on se fait nourrice ! Mais je doute que ces réflexions aient été accueillies, par le public, aussi gravement qu’elles étaient faites.

DE LA POLICE CORRECTIONNELLE

La réputation de la police correctionnelle est si bien établie que ceux qui assistent pour la première fois à l’une de ses audiences esquissent, de confiance, dès leur entrée dans le prétoire, un rire qui n’attend qu’un prétexte pour éclater bruyamment. Les présidents graves, alors, d'imposer le silence; d’autres laissent rire. C’est que les premiers subissent la présidence des chambres correctionnelles oti le roulement annuel les a envoyés; les autres la préfèrent à celles des chambres civiles; ceux-là aimerit mieux juger sur plaidoiries; beaucoup de ceux-ci diraient volontiers, comme M. le président Destfem : Pas de plaidoi rie, pas de prison?... ça va-t-il?

La nuance est là.

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