‹ Les tribunaux comiquesChapitre 69 sur 73 · BON PÈRR, MAIS POCHARD · texte numérisé non relu

BON PÈRR, MAIS POCHARD

Boîtier. — L’as-tu fait appeler Ernest?

La femme Boîtier. — Ernest- Léon idas; pour lors que je lui dis : « Va-t’en chercher la chassefernme. » Comme il ne se pressait pas et moi que ça me pressait, je me fiche en colère et j’y dis : « Mais va donc chercher la chasse-femme; » là-dessus une querelle et il me fiche une gifle en me disant : « Tiens! ça te fera passer tes douleurs! » et une chose drôle, ça me les a fait passer.

Boîtier. — Tu vois donc bien.

La femme Boîtier. — Alors, étant un homme bon au fond, mais simplement buveur,..

Boîtier {pleurant). — Elle me connaît comme si elle m’avait fait.

La femme Boîtier. — Il s’en va tout de même chercher la chasse-femme et il revient avec que, messieurs, il était content comme un bon dieu quand il a vu que c’était un garçon, et qu’il me dit : « Attends, mon chou, je vas te régaler de bon vin, ça te remettra; donc qu’il va chercher trois litres, qu’il en boit deux et demi, et que le v’ià soûl comme une pologne; que j’étais furieuse comme vous pensez du vin qui était pour me remettre... une mère qui vient d’avoir un enfant...

Boîtier. — Moi aussi je venais d’en avoir un.

La femme Boîtier. — Finalement qu’il me refiche deux autres claques que la chasse-femme, qui n’avait jamais vu ça de sa vie, a crié aux voisins

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