X. — Résumé
Si je résume ce qui précède on verra :
1° Que les conditions de réceptivité d’un sujet ne sont pas négligeables en ce qui concerne la trichophytie circinée spontanée et l’inoculationtrichophytique expérimentale;
2° Que l’alcalinité delà sueur est une condition prédisposante certaine à la contagion ;
3° Que l’acidité normale de la sueur humaine est un obstacle à l’inoculation expérimentale, obstacle qu’il est facile de tourner en pratiquant l’inoculation dans la vésicule de sérum d’une brûlure légère ;
4° Que l’inoculation expérimentale des diverses espèces trichophy tiques à grosse spore amène la formation du cercle trichophytique et démontre par conséquent le rôle parasitaire actif de toutes ces espèces;
5° Quant à la spécificité de chaque trichophyton, quelques expériences rendent vraisemblable que des inoculations sériées de chaque espèce sur l’homme établiraient le rapport de chaque forme trichophytique avec l’espèce trichophytique inoculée, au moins dans les limites où la clinique elle-même l’établit. Mais le petit nombre des essais pratiqués sur ce point ne permet pas de l’affirmer;
6° Quelle que soit l’espèce trichophytique inoculée à l’animal, on peut la reprendre dans la lésion en évolution, plusieurs semaines après l’inoculation qui l’a causée. Ces cultures doivent partir non du poil malade mais de la squame ;
7° La réceptivité de chaque espèce animale aux divers trichophytons reste une question dont la solution ne peut être fournie que par les écoles vétérinaires ;
8° Les mycoses organiques d’origine trichophytique, dont l’intérêt pourrait n’être pas seulement expérimental, n’ont pas été étudiées ici.