‹ Les triomphesChapitre 9 sur 37 · EN ATTENDANT LES DIEUX ET LES HÉKOS · texte numérisé non relu

EN ATTENDANT LES DIEUX ET LES HÉKOS

Vos grands spectres altiers, vos lyres, vos flambeaux,

Se taisent dans la cendre auguste des tombeaux, —

Et rien ici, tant l'homme est abreuvé d'inepte,

Tant l'humanité morne et méprisable repte,

Sans idéal, sans foi, sans règle et sans clarté,

Loin de la cime où croit l'extrême Volonté,

Personne, dans la nuit où l'être se résigne.

Personne ici n'a cru se sentir assez digne.

Assez fort, assez noble, assez loyal, assez

Libre du noir lien des vœux intéressés.

Pour s'emparer, croyant, plein du feu qui soulève.

De votre lyre ardente ou bien de votre glaive.

Et le brandir encor, d'un geste sans pareil.

Sous l'affirmation suprême du soleil !

Page 1