‹ Les triomphes, traduitsChapitre 13 sur 28 · PRÉFACE. XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXI

servant toujours d’ailleurs d’un texte arrêté critiquement par Appel.

Mais je n’ai rien supprimé. J'ai tout donné, tout ce qui me semble avoir pu, dans la pensée de Pétrarque, appartenir a l'œuvre. Naturellement tout n'est pas bon, et tout n'est pas clair. Je sais hélas, qu'il y a des passages un peu rébarbatifs, et, par exemple, l'épisode de Sophonisbe, auquel le poète devait tenir plus qu'à tout autre, parce qu'il lui rappelait son grand poème de l’Æfrique, la passion et l'illusion de sa vie : cet épisode-la lui a offert évidemment des difficultés telles qu'il nous l’a laissé assez mal en point.

I] y a aussi des passages inachevés assurément, des phrases où manque le verbe, notamment, surtout dans le Triomphe de l’Éternité, des sortes de cris, de magnifiques oraisons jaculatoires. Je les ai laissés tels, en m’efforçant d'indiquer le sens. Ï] y a aussi, pour tout dire, des obscurités, que j'ai dû laisser obscures; le lecteur achèvera mon interprétation. Je le supplie de ne pas s'y arrêter plus que de raison, mais de se laisser entraîner par l'élan irrésistible de l'admirable poème.

Sur ces questions, je pense en avoir assez dit.

Je dois m'expliquer sur un autre point et demander la même absolution. Il s'agit de l’ordre des morceaux. Les dix morceaux dont se composent les TRIOMPHES, ne se trouvent pas fous dans fous les Manuscrits, et, lorsqu'ils y sont, ils n’y sont pas toujours tous dans le même ordre.

Relativement à cet ordre, aucune certitude absolue ne peut être donnée. Pétrarque lui-même avait-il arrêté sa décision ? On en peut douter. — Il y a donc telle question d’ordre qui

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