XXII PRÉFACE
ne peut être réglée que par le raisonnement. J'ai suivi le raisonnement qui m'a paru le meilleur, celui qu'a établi mon distingué ami le Professeur Cesareo de Palerme. Il n’évite pas toute contradiction, car personne ne l'évitera. Mais il donne le meilleur aspect d'ensemble, et sa déduction me paraît lumineuse.
Ce qui est inadmissible c'est ce que propose M. Appel : écarter résolument et rejeter en appendice des morceaux admirables, parmi les plus beaux de tous, lesquels d’ailleurs se trouvent dans maintes éditions et maïints manuscrits | — Je veux parler notamment du récit de la mort de Laure et de l’incomparable apparition de la Dame.
Je ne discute pas plus. J’ai voulu seulement informer le lecteur des libertés que j'ai prises.
* FX
Tout mon désir est que le lecteur bénévole puisse lire. J’ai dû encore, pour lui rendre la lecture facile, et non pour autre chose, mettre à la fin du volume quelques notes. Elles semblent tout à fait nécessaires dans les parties surtout où apparaissent les longs cortèges de personnages antiques. L'auteur était pétri de la lecture des poëtes et des historiens : nous le sommes moins ! Quelques rapides renseignements sont utiles. De même il faut quelques lumières en des points où le texte est obscur, elliptique, contradictoire.
On s’est efforcé, pour rendre la route plus douce, d’écarter les cahots.
On verra d’ailleurs, des l’abord, qu'il ne s’agit pas de notes savantes. Un jour peut-être 1l me sera permis de donner une édition munie de tout l'appareil de l’érudition. Ce jour-la,
PE