‹ Les triomphes, traduitsChapitre 25 sur 28 · V. à. Sources sacrées des Muses · texte numérisé non relu

V. à. Sources sacrées des Muses

v.6. Acontius, pour forcer Cydippe à être sienne, lui avait lancé une pomme sur laquelle il avait écrit la formule d’un serment à Diane qui la liait à lui. Cydippe, ayant lu les paroles sacrées, ne put s’en dédire.

P. 26, v. 13. Hypermnestre, une des Danaïdes qui, seule de toutes ses sœurs, refusa de tuer son époux.

v. 19. Annibal.

P.27,v.2. Hypsicratea, épouse de Mithridate, se déguisa en homme pour

suivre son époux.

Epouse de Brutus qui recourut au feu après le fer pour mettre fin à ses jours.

Julie, premiére femme de Pompe.

Jacob.

Le pére, Isaac ; l’aïeul, Abraham.

Salomon. |

Ammon, fils de David, qui viola Thamar, sa sœur.

Judith.

Sichem, fils d'Hémor, ayant abusé de Dinah, fille de Jacob, — ses frères préparcrent leur vengeance par ruse, forçant Sichem, Hémor et tout leur peuple à la circoncision, pour les tuer ensuite.

. L'histoire d’Esther est bien connue. Le poëte fait surtout allu-

sion à la reine Vasthi, de l’amour duquel Assuérus se défit, en cherchant un autre amour. Tel est bien le récit biblique. Hérode le Grand fit mourir par jalousie sa femme Mariamne, qu’il aimait passionnément.

Ces six dames sont assez qualifiées par le poîte, pour que le sens soit clair sans entrer en plus de détails.

Les romans de la Table ronde. Au héros de ce cycle, le potte ajoute « le couple de Rimini », c’est-à-dire Francesca et Paolo Malatesta qui, dans la Divine Comédie, sucombent à l’amour en lisant l’histoire de Lancelot.

Locution. Comme nous dirions : « de la même farine ». TRIOMPHE DE L'AMOUR. — IV.

Orphée.

Sappho.

v. 14 et suiv. Le poëte quitte les poètes de l’antiquité pour énumérer quel-

ques-uns des plus fameux des siècles récents. Ces poëtes chantaient en langue vulgaire et, en principe, ne devaient pas chanter d'autre matière que d'amour. Je n'’analyse pas, bien entendu, les détails que le poîte donne en passant sur quelques-uns d’eux, car ce serait une difficile discussion. Je donne la liste seulement de leurs noms, en y ajoutant quelques indications utiles pour comprendre le texte. Voici les italiens : Dante, Cino Rinuccini, dit Cino de Pistoie (et sa dame Selvaggia), Guittone d’Arezzo, deux Gui (sans doute Guinizelli de Bologne, et Cavalcanti de Florence), Onesto de Bologne ; puis deux amis personnels qu'il qualifie de & humains », un grand éloge, touchant à l'élégance et à la culture de l'esprit : Sennuccio del Bence et Franceschino degli Albizzi. — Les provençaux : Arnaut Daniel, Peire Vidal et Peire Rogier (ou Bremons), Arnaut de Maruelh,

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Raimbaut d'Orange et Raimbaut de Vaqueiras, Peire d’Auvergne, Giraut de Borneilh, Folquet (né à Gênes, vécut à Marseille, et finit moine), Jaufre Rudel, Guilhem de Cabestanh, Aimeric de Pegulhan, Bernard de Ventadorn, Hugues de Saint Circ, Gaucelm Faidit.

On entendra aisément le dernier vers de ce passage : à tous ces poëtes, leur langue poétique est leur arme de guerre.

Le potte veut faire une place à part à quelques-uns de ses amis les plus chers, son camarade de l’université de Bologne T'omaso Caloria de Messine, mort dans sa jeunesse, puis le couple de ses compagnons fidèles, le romain Lelio de” Lelii qu’il surnommait Laclius, et le musicien flamand Louis Sanctus de Beeringhen, qu’il surnommait Socrate.

Le poëte distingue : rime, qui signifie poésie vulgaire ; et vers, qui signifie vers latin.

. Pétrarque a reçu la couronne de laurier des pottes au Capitole

en 1341. — S'il dit que ce fut « en souvenir » de sa bien-aimée, c’est à cause du jeu de mots poétique habituel, entre &« Laura », nom de la dame, et « Laurea » couronne de laurier.

Ce qu’il a vu, et l’empêche de souffrir des cruautés de Laure, c’est le triomphe de la Chasteté (voir les vers suivants, où il s’agit de l’amour vaincu et prisonnier).

Le cothurne du tragédien, opposé au brodequin du comédien. — Et puis, il s’agit des grands poètes lyriques et épiques, seuls capables, avec les tragédiens, de chanter la défaite de l’amour.

. Chypre, île de Vénus.

Avant le Christianisme.

L’hirondelle et le rossignol.

La saison et l’heure qui fait par usage pleurer les amants.

Les cheveux du potte blanchissent.

Léandre, nommé dans le Triomphe de l'Amour.

Pétrarque est convaincu que Virgile a inventé entièrement la venue d’Enée à Carthage et son amour pour Didon, laquelle mourut, suivant lui, par amour pour Sichée son époux. Il y revient encore plus bas, page 52, v. 15 et suivants.

. Le géant Encelade, écrasé sous l’Etna, le secoue en se débattant,

et cause les éruptions.

P. 47, v. 17. Phrase très obscure : la vertu fait voir aux hommes qu’ils ont bien tort de l’abandonner, et de se plaindre ensuite de telle ou telle attaque : car la vertu, s'ils ne l’avaient pas abandonnée, serait venue à leur secours, comme elle l’a fait pour Laura.

P. 48, v. 18. Camille, reine des Aimazones, et ses guerrières. Le poëte veut dire qu’elles n’ont pas une « drachme » de vaillance, si on les compare à Laura.

v. 21. Pompée avait épousé la fille de César.

P.49,v.9. Je ne trouve que le mot, chez nous assez vulgaire, & façon » pour rendre & abito » qui signifie tout un ensemble de grâce, de distinction, d’élégance, de tenue, — en somme de & belles façons ».

P.50,v.5. Scipion.

v.7. Goliath, — et David au vers 0.

v. 10. Cyrus mourut captif de Thomyris, reine des Massagètes, dont il avait fait périr le fils : elle plongea la tête tranchée de son ennemi dans une outre pleine de sang.

v. 20. Inarime est Ischia, sous laquelle la légende veut que soit écrasé le géant Typhée. — Mongibel est le nom populaire (d’origine arabe) de l’Etna. |

P.51,v.2. « Pour son mal » l’a vu Méduse, puisque Persée, en présentant cet écu à la Gorgone, lui a tranché la tête.

v. 345. « Jaspe » et « Topaze » sont symboles de pudeur. Le diamant est symbole de force. On voit en quel sens le poëte peut dire que ces pierres ne sont plus de mode en son temps.

v.12. Les neuf muses elles-mêmes ne pourraient pas les chanter dignement.

v. 19. En tuant sa fille Virginie, Virginius donnait à son âme la liberté.

De même il mettait Rome en liberté, puisque la mort de sa fille mit fin au gouvernement des Decemvirs.

On raconte qu’aprés la défaite des Cimbres et des T'eutons, les femmes barbares, n’ayant pu obtenir de Marius la promesse que leur pudeur serait sauve, se donnérent la mort.

P. 52,v. 3. Sappho.

v.8. La vestale Tuscia, qui, pour prouver son innocence, put, après avoir invoqué Vesta, porter l’eau du Tibre dans un crible, sans en perdre une goutte.

v. 12. On ne voit pas bien ce que vient faire ici Hersilie, et l’enlévement des Sabines.

v.15 et suiv. J'ai déja dit (voir la note page 46, v. 5) quelle était, au sujet de Didon, la théorie de Pétrarque, à laquelle il tenait tant.

P. 52, v. 20. Il s’agit de la touchante histoire de Picarda Donati, que Dante a narrée en des vers fameux (Paradis, chant IIT). Le frère de Picarda, le fameux partisan Corso Donati, l’avait arrachée de force au couvent, pour lui faire contracter un mariage qui lui semblait avantageux. — Cela se passait :« sur l’Arno », c’est-àdire à Florence.

v. 23. Le Triomphe aborde au nord de Naples, à Baia, et va de là à la villa de Scipion l’Africain, Linterno. Scipion, le premier Africain, est pour Pétrarque le type de la vertu de pudicité.

P.53.v. 9. Passage obscur. La nouvelle de la victoire de Laura sur l’amour n'était pas contredite, lorsqu'on voyait la beauté de Laura, qui rendait sa victoire plus éclatante. — Cela est si vrai que l’Amour lui-même, tout vaincu qu’il est, prend quelque plaisir à voir triompher pareille beauté !

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