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an. Cette obligation paraît avoir été maintenue jusqu'au milieu du IH siècle de notre ère (1). A partir d'Auguste nous avons un ordre légal de succession des magistratures ; à la base, le vigintivirat, suivi du service militaire, puis après, au second rang, la questure, qui donnait accès au Sénat, au troisième rang, les deux édilités ou le tribunat (2), au quatrième la préture, etenfin au sommet le consulat. Nous avons vu comment Auguste fil, du droit de se présenter à l'élection pour le vigintivirat, un privilège pour certaines personnes de nombre fort restreint. Ce système ne fonctionna pas longtemps, les personnes du rang sénatorial trouvant que les magistratures inférieures et le Sénat, ne leur causaient que des soucis, sans en pouvoir tirer quelque satisfaction, commencèrent à y renoncer, de sorte qu'il y eut un moment, où il n’y eut plus de candidats suffisants pour le vigintivirat; il paraît même que le Sénat s’est vu dans la nécessité, de charger quelques-uns de ses membres de s'occuper provisoirement des affaires des vigintivirs et des édiles, qui faisaient défaut (3). Il y eut alors des vides, à la
1. Voy. Naudet, Loc. cit. et Mommsen, trad. Girard, {. 2, p. 201-5.
2. Les patriciens furent dispensés de cet échelon. Mommsen, trad. Girard, t. 2, p. 213.
3. Voy. Dion C.56,26. Henzen, 6450(C. I. L. t. IX, 2845). Hermès, 4370.