Mommsen, trad. Girard, t. 1. p
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dant (1). Peut être, pourtant, les triumvirs avaient une certaine juridiction répressive propre, et dans ce cas, il faudrait leur reconnaître, dans la mesure de leur compétence un droit de coercition (2).
Il leur manque aussi le droit de réunir et consulter le Sénat (jus referendi) (3), et le droit de convoquer le peuple pour obtenir une résolution (jus agendi cum populo). Il est vrai que ce dernier droit fut accordé à certains magistrats mineurs, relativement à leur juridiction criminelle. et qu'on pourrait dire, dans l'opinion qui admet que les triumvirs capitaux avaient une juridiction criminelle, que nos magistrats devaient également avoir le jus agendi cum populo, mais nousne voyons pas un seul cas où l’on eût interjeté la provocatio, à la décision des triumvirs en matière répressive, ni aucun exemple dans les textes, atlestant que nos magistrats eussent le jus agendi cum populo (4).
En revanche, ils ont le droit de faire une communication au peuple etprendre la parole au Sénat (B).
Ils avaient le droit d’intercessio à l'encontre des magistrats quiétaient leurs égaux, par exemple, les
. Mommsen, trad. Girard, t. 1, p. 159-164.
. Voy. p. 74et s., infrà. L
. Mommsen, trad. Girard, t. 4, p. 287, initio. » » to 1 De221-7;
» » tb 221el250;
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magistrats du XXvirat, et ce droit avait pour effet d'annuler les actes accomplis par leurs collègues : l’intercessio ne pouvait intervenir que sur l’appellatio du citoyen lésé, elle s'appelait alors aurilium. L’appelatio doit avoir lieu dans les 2 jours de l'acte, et l’intercessio dans les 8 jours de l’appellatio. Si, l'acte annulé, le magistrat qui l’a accompli persiste à l’exécuter, 1l commet an crime capital.
Mais les triumvirs n’avaient pas le droû de prohibition, c'est-à-dire défendre à tel collègue de prendre tel acte ou décision, parce qu'ils manquent du droit de coercition, qui est la sanction du droit de prohibition (1).
Comme tous les magistrats romains, les triumvirs n'avaient pas d’appointements ; les charges publiques à Rome, étaient exercées gratuitement, on recevait seulement des indemnités pour les dépenses faites pour le compte de l'État ; plus tard, pour éviter des comptes et des comptabilités, on remplaça ces indemnités par des sommes fixes (2).
Au point de vue des honneurs, on leur attribuait tous ceux qui appartenaient aux magistrats inférieurs, relativement au costume,aux insignes, aux sièges, aux funérailles, etc (3).