‹ Les Triumvirs Capitaux: Les Emprunts d'État en Droit InternationalChapitre 55 sur 202 · Cicéron, pro Cluent · texte numérisé non relu

Cicéron, pro Cluent

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lius, on voit par cetexemple, que, s'agissant d’un meurtre dont l'examen définitif appartient au préteur, c’est aux triumvirs à décider, par une procédure préparatoire, et en toute liberté, si le préteur sera OU ne sera pas saisi, si le procès sera ou ne sera pas poursuivi.

Il faudrait pourtant savoir si tous les crimes et les délits étaient instruits de la sorte; si la procédure préparatoire des triumvirs était dans tous les cas nécessaire. Nous rencontrons cette intervention triumvirale, dans les textes, pour plusieurs cas, comme le meurtre, la débauche de la jeunesse et autres, mais nulle part, une formule générale, si ce n’est la phrase précitée de Varron, d’après laquelle on serait autorisé de dire, que les triumvirs instruisent, en général, tousies maleficia. Certains auteurs, quoiqu’ayant fait preuve de hardiesse sur d’autres points, ont hésité ici, à admettre la portée générale de la phrase de Varron, et ils ont exprimé des doutes. Cependant, comme il n’y a pas d'autres renseignements sur la question, et que rien d’essentiel ne s'oppose à l'exactitude de l'opinion de Varron, il faut, jusqu'à preuve du contraire, l’admettre dans toute sa généralité (1).

4. Niebuhr 1. VI, p. 27 traduct. franç. Lange (op. cit., 1. I, p. 652) pense que, comme les triumvirs partageaient leur compétence avec les édiles, elle devait être fort étendue. — Becker op. cit. t. 2 partie 2, p. 359.

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