‹ Les Triumvirs Capitaux: Les Emprunts d'État en Droit InternationalChapitre 60 sur 202 · LT TÈ · texte numérisé non relu

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pas plus heureux que Munatius et se vit dans l’obligation de terminer ses jours en prison (1). Au contraire, le poète Naevius, qui avait été condamné à la prison par les triumvirs, pour avoir écrit des livres outrageux pour plusieurs personnes, fut remis en liberté par les tribuns de la plèbe, parce qu’une fois en prison, 1l écrivit deux pièces où il avait pris soins de réparer publiquement Îles railleries et les traits hardis de ses précédents ouvrages (2). Dans ces trois derniers exemples encore, il nous semble que l’emprisonnement était imposé par les triumvirs, comme une véritable peine ; nous savons qu'on à dit, qu’au sens de la loi, ce n’en était pas une et que c'était un emprisonnement préventif, infligé par les triumvirs, comme mesure de police, mais nous ne comprenons pas alors, comment un emprisonnement préventif, qui, par sa nature, devait être de courte durée, eten tout cas provisoire, pouvait durer pendant toute la vie du con-

1. Val.-Maxime, VI. 1, 10. « C. Pescennius, triumvir capitalis, Cornelium fortissimæ stipendia meritum virtutisque nomine quater honore primipili ab imperaloribus donatum quod cum ingenuo adolescentulo stupri commercium habuisset publicis vinculis oneravit ».

2. A.-Gelle III, 3. « Cum ob assiduam maledicentiam, et proba principes civilatis de græcorum poetarum more dicta in vincula Romæ a triumviri conjectus esset,

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