Plaute Persa, t. 2, 10 : Saturio
« .… Neque quadruplari m2 volo ; neque enim decet, « Sine meo periculo ire aliena ereptum bona ;
« Neque illi, qui faciunt, mihi placent ; plane loquor, « Nam publicae rei causa quicumque id facit,
« Magis, quem sui quaesti, animus induci potest,
Late
le bien d’autrui, raconte qu'il n'aime pas à exercer les actions au quadruple, parce qu’il n’apprécie par ceux qui prennent le bien des autres sans courir aucun danger, aussi, voudrait-il modifier la loi en ce sens que celui qui agit au quadruple, pour un intérêt public, s’il triomphe, donne la moitié de son gain au Trésor, et que son adversaire Jouisse des mêmes moyens de défense que lui, c’est-à-dire qu'il puisse exercer aussi, envers le demandeur, la manus injectio, et que les deux parties se présentent de cette manière devant les triumvirs.
Ce texte fait clairement allusion à un système de procédure qui fut, pendant un certain temps, en vigueur à Rome, à savoir lesystème des actions populaires. On sait que pour sauvegarder d’une façon efficace, certains intérêts collectifs, le législateur d'une part, le préteur et autres magistrats par le moyen de leurs édits d'autre part, ont créé certaines actions à forme civile, se poursuivant devant le préteur, et pouvant être mises en mouvement par un
« Eum esse civem et fidelem et bonum.
« Sed legirupam qui damnet, detin publicum,
« Dimidium ; atque etiam mea lege abscribitor ; « Ubi quadruplator quempiam injicial manum, « Tantidem ille 1lli rursusinjiciat manum,
« Ut æqua parti prodeant ad treis viros,
€ Si id fiat, ne isli faxim usquam adpareant,
« Qui heic albo rete alieno obpugnant bona ».
citoyen quelconque, comme représentant de la cité. C’est le sens large des actions populaires ; nous n’avons pas à rechercher, pour notre étude, quelle fut exactement la portée de l’actio popularis à Rome (1). Le fondement des actions populaires était donc, un intérêt publie, qui pourtant n’était pas toujours de même nature ; tantôt on voulait sauvegarder par ces actions un intérêt public proprement dit, alors le citoyen qui agissait, était en quelque sorte l’avocat de l’État, poursuivant la condamnation à une peine pécuniaire pour l'intérêt public, et à qui, pour cela, on donnait comme une sorte de salaire pour la défense publique, le gain de la somme encourue; tantôt au contraire, on voulait sanctionner un droit collectif de tous les citoyens, alors dans ce cas, le citoyen qui agit, le fait pour sauvegarder un droit qui lui appartient dans une certaine mesure, il plaide donc, comme directement intéressé, et non comme représentant de la cité La plupart de ces actions revêtissaient un caractère pénal, on poursuivait, par une peine pécuniaire fixée d’avance, la punition de l'infraction commise à une disposition de la loi ou de l’édit. Il y avait eu une catégorie spéciale d'actions populaires, dont la peine pécuniaire s’é-