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menta, fixé par la loi. Cette explication est celle qui vient tout d’abord à l'esprit, en lisant la loi Papiria, et c'es pour cela que, probablement, elle est aussi Ja plus exacte. Il y a peut-être une répétition un peu fréquente de que (judicareque, esseque) à la fin du texte, mais cela ne nuit pas au sens de la loi.
Telle est cette loi Papiria, et nous résumons ainsi, les jugements que nous avons cru devoir porter sur son économie. Elle transfère à l'élection par l’assemblée du peuple la nomination des triumvirs, elle transforme l’action sacramenti, en la laïcisant, et attribue pour la première fois, la perception des sacramenta encourus dans les procès civils, aux triumvirs capitaux.
Nous ne saurions dire, exactement, combien de temps, elle resta en vigueur, mais nous pensons que les triumvirs devaient exercer leur nouvelle attribution, aussi bien, dans les procès prétoriens, quedans ceux portés devant le tribunal des centumvirs et des décemvirs, puisque la loi est générale, et n'apporte aucune restriction, etils durent la conserver, même après la loi Aebutia, aussi longtemps que l’action sacramenti resta en vigueur.
CONCLUSION
La fonction accordée par la loi Papiria, à nos magistrats, fut leur dernière conquête ; à ce moment là, ils atteignent leur maximum de compétence, qu'ils conservèrent pendant un siècle. À la fin du VIl’siècle de la ville, l'introduction du système des quæstiones perpetuæ, apporta la première brèche à leur pouvoir, ils durent perdre alors, très probablement, une bonne partie de leurcompétence criminelle. Avec l’avénement de l'Empire, leurs pouvoirs eurent àsouffrir une nouvelle diminution. Auguste par l’établissement du præfectus vigilum, et l’organisation du corps des pompiers, leur enleva, le droit de police, et le service des incendies, leurs principales fonctions. Plustard, l'adoption du nouveausystème pénal, de la cognitio, les a probablement privés de la police judiciaire, et enfin par la suppression de l’action sacramenti, même dans les cas rares où elle fut maintenue après la loi Aebutia, ils perdirent la plus importante de leurs attributions judiciaires en matière civile.
Is revinrent ainsi peu à peu à leur condition pre-
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mière, de simples serviteurs des magistrats supérieurs. Leur dernière attribution fut, peut-être, l’inspection des prisons, et la surveillance des exécutions capitales.
Nousles voyons encore en fonction, jusqu’au commencement du Il° siècle de notre ère. Ainsi Balbiaus Maximus, consul en 232 ou 253, commença sa carrière comme II vir capitalis (1). Peut-être furentils supprimés sous le règne d'Alexandre Sévère, au commencement du IIT° sièle, après avoir vécu pendant plus de cinq siècles comme fonctionnaires permanents, et environ quatre siècles comme véritables magistrats. |
1. Ephemeris Epigraphica, 1873, p.132. C. 1. L.t. VI, 1532. Comp. Mommsen, op. cit. p. 594 lexte et note 1 (trad. Girard, t. IV, p. 301, texte et note 2).