VU ET PERMIS D'IMPRIMER
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, GRÉARD
INTRODUCTION
La seconde moitié du siècle qui va bientôt expirer, restera célèbre dans l’histoire financière du monde, pour la fréquence des banqueroutes des États, et les” futurs historiens pourront l’appeler la période de la débâcle financière des gouvernements.
Personne ne s’étonne plus, de nos jours, quand un État ne tient aucun compte des engagements pris envers des particuliers, quand un gouvernement laisse ses obligations inexécutées.
Les emprunts d’État offrent le terrain leplus habituel où s’exercçent les violations de droits que nous signalons. Un État a besoin d'argent, pour une raison quelconque, il s'adresse à tous les particuliers, ses sujets ou des étrangers, et leur emprunte des sommes considérables ; d'ordinaire ces demandes sont accompagnées par des promesses les plus attrayantes : des intérêts énormes, des primes de remboursement, voire même des lots, et aussi par des garanties les plus sûres, hypothèque sur tels biens de l’État débiteur, gage sur des revenus déterminés
du pays, et autres encore; le monde des capitalistes P: il