FORMATION I) UNE DIVISION
mouvement de flanc, quel danger ne courrait-elle pas eu marchant en arrière d’une batterie en action?
Ainsi , la position en avant du centre paralyse toute liberté de mouvement, et nous arrivons à ce troisième principe :
III. « Hors de rares exceptions, la position d’une batterie ne doit jamais être en avant du centre d’une ligne. »
Sa véritable position est sur une des ailes; reste à savoir laquelle il faut choisir. Si les deux ailes sont en l'air [ I), elles sont également impropres à la recevoir; mais cette circonstance se présente rarement.
Plus l’artillerie a scs flancs soutenus par un obstacle, mieux cela vaut. Moins elle jouira de cet avantage, plus elle sera réduite à se taire, et souvent forcée de battre en retraite.
On peut aussi regarder comme axiome, que plus le champ de tir des pièces est allongé, sans nuire au mouvement des autres armes, plus la position est avantageuse; et l’on doit chercher à ce qu’il en soit toujours ainsi.
De la réunion des deux principes précédents, nous concluons que l’on doit placer la niasse de l’ar-
(I) Sortes d’ailes strateumatiques qui prennent celte dénomination, quand, à défaut d'appui, elles se trouvent compromises. (Général üardin, Dictionnaire de l'année de terre.) ( Trad . franç.)
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EN UGNK DE BATAlELE. 33
tillerie sur l’aile de la division , appuyée sur un obstacle.
Et de là, un quatrième principe :
IV. « La position de la batterie est sur l’aile qui est le plus à l’abri d’une attaque de flanc. »
Nous avons encore à examiner si la batterie doit être placée en totalité, ou seulement en partie sur une aile. Il serait plus symétrique de diviser les demi-batteries sur chaque flanc. L’artillerie est massée pour l’attaque et est divisée pour la défense et pour la retraite ; et lorsque les phases d’un combat sont de nature à exiger de l’artillerie un feu plus nourri sur un des deux flancs que sur l’autre, dans la proportion de trois à un , nous arrivons au cinquième principe.
V. « Les trois quarts de la batterie doivent être placés sur le flanc couvert, et le dernier quart sur l’autre flanc. »
On objectera, sans doute, contre ce principe, que la portion la plus faible de l’artillerie occupe le point le plus exposé, celui, par conséquent, où elle semblerait le plus nécessaire; mais on peut répondre à cette observation qu’une forte batterie placée sur cette aile, n’ayant aucune issue pouç une retraite en masse, pourra être livrée à l’impuissance de défendre la division ou au danger d’être enlevée, si elle persiste à disputer le terrain. Une section de deux pièces peut trouver refuge dans un petit espace, tan-