LES TROIE ARMES
FOHMaTION d UNE division
dis qu’il serait insuffisant pour une batterie tout entière.
En outre, si l’on suppose qu’il y ait quatre bataillons en première ligne, ils occuperaient un front de 700 è 800 mètres. A cette distance, la mitraille devient presque inutile, et la moitié tout au plus des boulets, en raison de la précipitation de l’action, arriverait à portée. Ici l’on peut s’adresser celte question : « Une batterie peut-elle, si elle est placée sur un flanc, commander tout à fait l’étendue du front de bataille ?» Il a été décidé que quelques pièces, formant le quart environ de la batterie (mais jamais moins qu'une section), devait appuyer le flanc menacé.
YI. « La tactique de l’artillerie nous enseigne un autre principe, savoir : qu’elle ne doit jamais flanquer les autres armes, mais toujours être couverte par elles. »
En raison de ce principe , la place de la section d’artillerie attachée à une aile menacée , doit être assignée entre le troisième et le quatrième bataillon de la première ligne, en augmentant quelque peu l’intervalle qui sépare ces bataillons. Les trois autres sections de l’artillerie ont pour point d’appui l’obstacle sur lequel repose l’aile de la division ellemême.
Ces six articles donnent les principes fondamentaux de la disposition d’une division d’infanterie en
ligne de bataille, en tant que cela concerne le service de l’artillerie.
Il existe, sous ce rapport, une communauté d’intérêt entre ces deux armes.
Dans un combat défensif, l’artillerie remplit le' rôle principal, l’infanterie n’y prend qu’une part secondaire.
L’infanterie doit, par conséquent, régler ses dispositions sur celles de l’artillerie ; s’il en était autrement, elle ne rendrait que des services inefficaces.
Dans une action agressive, les rôles sont changés. L’artillerie doit alors se considérer comme arme secondaire et se garder d’entraver les opérations par des dispositions maladroites qui paralyseraient, sinon retarderaient l’attaque.
Lepommandant de la division donne ses instructions générales au chef de l’artillerie, en lui abandonnant les détails; mais, en même temps, celui-ci doit prouver, par un feu et des dispositions bien entendues, qu’il connaît non-seulement son métier d’artilleur, mais encore qu’il est un tacticien habile.
Nou§ ferons observer que bien que l’artillerie soit placée sous la protection de la division et doive toujours combiner ses mouvements de façon à ne pas neutraliser les effets de cet appui , il arrive aussi , cependant, qu’elle peut avoir des soutiens spéciaux.
Le meilleur appui consiste en infanterie légère , jusqu’à concurrence d’environ cinquante tirailleurs.
Digil