PREMIER SYSTÈME
Le gros de l’armée prend une position sur la principale crête AB, et envoie au dehors des postes avancés vers les sommets divergents C D qui sont subdix isés en EFG, et ces derniers aussi en IJIK JLMN. Chacun de ces derniers postes se retire sur son soutien le plus rapproché ; chaque pas eu arrière augmente la force de la résistance; c’est là, sans doute, un système bon en théorie, mais qui n’a jamais réussi en pratique.
La plus sérieuse objection est qu'il crée une sub- ■
E' * j • •* (I j Campaijne ’Js 1799,1. i*', p. 1UÜ. {Trad, franç.)
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division des forces et qu’il ne renferme aucun principe olfensif.
A la guerre, il n’y a rien de plus facile que de faire des détachemenls; mais aussi , rien n’est plus difficile que de les rassembler.
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En supposant que la communication soit bien établie entre II, I et E, et de là en G, il ne s’ensuit pas que la réunion des détachements puisse être effectuée; car, dans la guerre de montagne, la vue ne s’étend pas comme en plaine pendant l'action.
Ce système est très-bon en tant qu’il regarde l’appui que les réserves peuvent prêter aux postes avancés, mais non sous le rapport de la coopération des flancs : c’est-à-dire que les points. G, E et F peuvent être soutenus par A, mais non par D. Si, cependant, l’ennemi pouvait pénétrer par O, W, et passer entre D et G, les postes avancés seraient coupés, parce que, attachés à la défense d’une route
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particulière, ils n’auraieut plus aucune liberté de mouvement.
Bien que ces postes ainsi disposés, aient peu à craindre d’une attaque de front, encore sont-ils privés des ressources qui, en plaine, les mettraient à l’abri d’être tournés (1).
La nature circonscrite du terrain empêche le déploiement en échelon, pour couvrir le flanc, et le mouvement de la réserve pour déborder le flanc d’attaque de l’ennemi. Elle nous masque aussi la vue des operations de l’ennemi, ou bien, nous les laisse découvrir si tardivement, que pour éviter d’ètre tournés, il ne nous reste que la ressource d’une retraite prudente.
L’emplacement des grandes-gardes doit être sur les grandes routes, dans les vallées et à leurs débouchés. Elles doivent se tenir dans les défilés, < dans la véritable acception du mot, et non sur les cimes des montagnes.
Dans les montagnes, celui qui attend l’attaque de l’ennemi s’expose à tous les dangers d’une' division des forces sur une ligne étendue, bien plus que par une disposition semblable en plaine où la rapidité des mouvements offre la chance de réparer une faute.
(1) C'est dans les moutagues que la crainte d’ôlre tourné inquiète le soldat plus que dans toute autre coutrée.
[Campagne de 1799, Archiduc Charles,- t. l et , p. 84.)
(Trad. franc.)
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La plus mauvaise de toutes les dispositions est celle qui nous rend irrévocablement dépendants de la possession des points isolés, et toutes les positions défensives dans les montagnes rentrent, plus ou moins, dans cette catégorie.