‹ Les Trois armes, ou Tactique divisionnaire du colonel prussien DeckerChapitre 45 sur 49 · LES TROIS ARMES. S · texte numérisé non relu

LES TROIS ARMES. S

La cavalerie en arrière ou sur le côté.

Plus une chaussée est longue, plus sa défense est facile ; parce que, dans ce cas, l’artillerie de l’ennemi est inefficace pour en soutenir l’attaque ou pour démonter nos pièces.

Ajoutons à tout cela que si le terrain que nous occupons domine la chaussée , ce qui arrive fréquemment, la position pourra être, avec raison, regardée comme presque imprenable.

Cependant , il ne faut jamais se départir de la plus grande vigilance , car il arrivera souvent que l’ennemi tentera d’obtenir par surprise ce qu’il ne peut espérer de la force.

La conséquence qui reste à tirer de tout ce qui précède, c’est qu’évidemment il est très difficile de forcer une chaussée.

Le mieux est d’éviter ces sortes d’attaques, de les tourner ou de les tenter de vive force la nuit.

Mais lorsque, pour s’emparer d’une chaussée, un grand développement de forces devient absolument nécessaire, les canons du plus fort calibre et les obusiers préparent le mouvement ; si ces pièces ne peuvent d’ailleurs prendre une position favorable, on

se contentera de tirer à une plus longue portée, en donnant au tir toute la précision dont il est susceptible.

L’infanterie détache des tirailleurs qui, en se glissant en bas et sur les côtés de la chaussée, essaient de tuer les canonniers ennemis.

Arrive alors la colonne ; si elle réussit dans sa tentative, la cavalerie et l’artillerie à cheval suivent rapidement, et sont appuyées par l’artillerie à pied. Si l’ennemi commet la faute de s’engager sur la chaussée, nous l’enfonçons et passons de l’autre côté.

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