LES PRÉCÉDENTS DU PACIFISME
Nous croyons certes & l'universalité de certaines idées politiques justes. Mais pour être applicables partout, il leur faut porter .sur des objets vraiment généraux et valoir indépendamment de la variété des cœurs, des esprits et des corps particuliers à telle on à telle nation. Si cette abstraction est faite mal à propos, si par exemple l'on veut raisonner de l'homme en soi sur un sujet où ne valent que les traits distinctifs du Germain et du Français, de l'Anglo-Saxon et du Russe, on aboutit à des méprises profondes et qui peuvent devenir cruelles, une fois transportées du champ de bataille des idées au champ de bataille des gens.
Nous avons commis ce genre d'abstraction malheureuse en 1789 et la philosophie, évidemment pacifisle et philanthropique, émanée de nos voisins de Londres, de Genève et de New- York, a eu pour résultatde longues guerres entre nous, dont quelquesunes fort sanglantes, et des guerres plus longues, plus sanglantes encore avec les autres nations. Une prédication douce jusqu'à lafadeur, chargée de baisers Lamourette, comme la prédication d'avant-liier était terminée et fleurie d'un i baiser 'wilsonien ■, a abouti 1. Cela l'est produit puiat par point.
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ItS LK PRÉSIDENT WILSON
aux épouvaDtables oarnagea intérieura ou extérieurs, qui allèrent de 1792 k 1815, dont la suite a rougi toute la course du siëole écoulé et dont l'évolution en Allemagne a provoqué (tnalement cette tuerie universelle dequatreanuées. Tel étant l'effet du principe libéralpu démocratique ou frankliniste ou wHsonien, il ne serait . que sage de chercher à^ fonder la paix sur d'autres principes que ceux qui ont souffert ou soutenu, subi ou causé tant de guerres.