‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 111 sur 132 · DU RÊVE A LA RÉALITÉ · texte numérisé non relu

DU RÊVE A LA RÉALITÉ

« Toua Ua peupleg d'Europe > se sentent-ils « légers? * Et se 6ent-ils & t un esprit d'espérance? • M. Woodrow Wiiaon vient de le déclarer au peuple de Boston accouru pour l'accueillir et pour l'applaudir ; cette peinture de noa préoccupations et de nos soucis représente une façon si poétique, si optimiste et ai heureuse de rédiger l'histoire contemporaine que nul des anciens hôtea du président américain ne lui en fera un reproche. On lui 'saura gré, au contraire, de ses récits de paix et de guerre qui tiennent du poème homérique et de la saga :

Des hommes combattaient, les muscles tendus et la

tète baissée Ils sentaient qu'ils combattaient

pour leur vie et pour leur pays. Et quand ils entendirent, aux accents qui leur venaient d'Amérique, tout ce qui était en jeu, ils redressèrent leurs tètes el levèrent leurs yeux au ciel. Alors ils virent des hommes en kaki qui venaient de l'autre côté de la mer, animés d'un esprit de croisés, et ils trouvèrent que c'étaient ta d'étrangea hommes, non seulement indifférents au danger, mais indifFërents, parce qu'ils semblaient voir quelque chose qui faisait que le danger valait la peine d'être couru. Des témoins m'ont afMrmô, en Europe, que nos hommes étaient possédés de quelque chose qu'on ne peut appeler que d'un mot : une ferveur religieuse. Nos hommes n'étaient comme aucun autre . soldat. Ils avaient une vision, ils avaient un rêve, et ils combattaient dans un rêve. Et comme ils combattaient dans un rêve, ils firent tourner tout le Sot de la bataille et ce flot n'est Jamais reveau en sens inverse.

Ces belles tmagioations perdraient an peu de leur poissance^de persuasion si on les comparnit à la froide réalité,

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