‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 128 sur 132 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

■York Tn'bune en venaient à crier comme nous : b-Il

NE PRÉPARE PAS LA PAIX, MAIS LA GUBBRB. > Là-ba8

comme ici, tant d'actes qui ne furent ni réfléchis, ni justices, ni justiciables amenaient à poser la simple et grande question de fait, extérieure et supérieure à tous 4es systèmes : -r- Pouf maintenir actuellement la paix du monde, qu'est-ce qui sera pratique ? qu'est-ce qui sera efficace? Vous dilea : Vumié de tous les peuples dWmoHdé ? Mais comment la faire si l'agressivité allemande subsiste ? Si elle dispose de la puissance.? En maintenant la forle et turbulente Hnité allemande, comment maintiendr^-vous lafiaix à l'intérieur de la Société des Nations ?

L'on mâchait et l'on remâchait ces grosses vérités pour les rendre plus clair€s et plus assimilables. Ce que nous avions été seuls i dire d'abord, tout le monde le répétait. On montrait que l'Xilemagne restée une serait forcément très puissante, et ne. saurait même pas résister aux tentations de cette . force. Comme à l'écolq du soir où vont les ouvriers ■ incultes, comme à l'école mater'nelle où s'asseoient les tout petits enTants, on s'ingéniait â trouver des pa* rôles Jtour montrer à M. Wilson qu'il fallait toujours en revenir à poser la question de i'Étal geunain, la • question du Reich et de l*unité. Cela était murihuré, dit, crié sous vingt fornîes Etutour du tribynal de l'arbitre universel. Il était devenu uTuet. En fallaitil admettre la bizarre explication américaine d'après laquelle t/[, Wilson n'aurait été que le metteur en œuvre d'un roman d'idéologie politique publié en 1912 BOUS un pseudonynxe p,ar le colonel House, son mentpr ^ Après avoir été, plus longtemps . ^t

plus loin qu'un duc de Bourgogne, le disciple docile de ce Fénclon galonné, M. Wilsoii aurait-il fini par oublier sa leçon ? Alors pourquoi u'apprenait-il pas la nôtre? Elle était nette, elle.était juste et humaine. ELle était la vraie. Il 'ne pouvait pas se défendre de voir et d'enten^Ire. Il était ^^olu à ne rien siVoir.

Vertige d'aniour-propre I Devant la ( ^ble > de ses * Contradictions-» ' dreasée'pap l'inexorable évidence, il était fait < échec et mat > au point de s^ voir interdire de demander à e'éctajrcir pu, d'arliouler, parole libératrice, quelque simple et modeste : Je n» œynprends pas bien... Docteur de son métier, mais, par intérêt de carrière, retranché des communi- ■ cations normales avec le réel, philosophe déchu réalisanten perfection- ce type (si commun) de l'ancien intellectuel, plus implacable que les ptus durs prati- .cienS envers les pauvres idées pures qui n'ont, pour se défraidre, ni sabre, ni boiirse, ni-corps, M. Woodrow Wilson s'flnfonça avec un entêtement farouche dans l'activité silencieuse et brutale : incapable de mo- ■ tjver les décisions qui troublaient l'Europe; il ne les mettait pas moins en vigueur dans la mesure de ses mojéns. Meurtries et spoliées, les natioiis avaient la ressource de retourner- contré laipuraillê . tous les portraits du faux libérateur qui, l'année précédente, faisaient le naïf ' ornement de tant de chaumières et de palais. Mais cette .explosion de sentiments de regret n'arrangeait rieo..Qu'imgortart que le désappointement universel trouv&t sa voie dans la

*1. M. Maurice Muret [Gaiette de LaiManne^.

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