‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 129 sur 132 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

risée ou l'ironie, devenus les masques décents de l'in; dtgnation? "Ce que détruisait M. Wilson était bien détruit. Ce à quoi il interdisait l'être ne naîtrait point. La plus juste satire n'avait rien de réparateur. L'amitié non plus ne pouvait être répsiratrice ! Je Bonge à tant d'Américains -loyaux et ûdètes, généreusement perspicaces. Je songe à ceuf qui écrivaient au New-York Herald en faveur de la part de notre combattant <, je songe aux écrivain? qui avaient af)erçu et annoncé aussi bienqueM. W.Morton Fullerton, cette * course à, l'abîme • dont nous étions finalement les premières, mais non les dernière» victimes. Je veux*aussi songer au sénateur Lodge, à tous ceux du parti républicain opposant qui réclamaient contre le scandale en laveur de la justice, en notre faveur; mais ce retour sur d'heureux sujets particuliers ne faisait pas que nous ne fussions d^çuB et volis. La plu» substantielle des ponso-

1 La Cour suprême des 'Élats-Unis ayant confirmé le juge» ment qui octroyait 30.000 dollara.à Ji^mea Longacre, dont' le . pied avait été coupé par un tramway, un Américain de Paris écrivait au Neio-York Herald ;

• Si la Cour suprSme dea États-Unis admet que le^pied d'un citoyen américain vaut 30.000 dollars, comment Us délégué^ américains de la Conférence de la Faix pourraient-ils trouver exorbitantes les exigences de la France qui estime la »ie d'un soldat français à 10.000 ou mémo SO.OOO dollars î • (Hélas I cette estimation idéale n'avait mÈme flas été failç.) '

■i*En ces temps où certains intéi-éts ftnanciers bochophiles essaient d'influencer les- délégués de la Conférence de la Paix pour ne pas • ruiner » cette pauvre Allemagne, y aurait-il un être assez borné pour croire qu'une nation actuellement composée de plus de 60 millions d'habitants, et qui dans un demisiècle en aura 200 millions, ne pourra*, dans cet espace de temps, payer, disons 200 milliards de francs à la France, •

Marques d'amitié qui sont inoubliables de peuple à peuple.

lations entre Français consistait désormais à re'îjieillir dans la mémoire de leurs yeux et de leur cœur la honteuse violence avec laquelle la machine wilsonienne osait passer sur le corps de la vérité, toute raison, toute lumière étant comptées pour rien ! M. \Vil3on tenait la placé. Il occiipait le clavier du dactylographe. Tout se brisait Qontre ce fait de pus-' session et d'occupation, expression pufe et simple d'un pouvoir matériel supérieur aur opérations de l'esprit, simple signe sensible et hélas ! décisif des canons, desr vaisseaux, des dollars et des régiments. Quelque falsification qu'ait subie l'histoire des peuples passés, je défie de trouver l'exemple «d'une plus complète occlusion aux forces de l'esprit chez aucun des magistrats qui autrefois s'offrirent pour prétresde l'Esprit comme l'a fait M. Wilson. Les tyranneaux antiques n'étaient pas professeurs de droit. Ils avaient cette loyauté de voiler tes imagesde la Jjistice :

■ c'est à son autel que le Juste .est égorgé ici.

Rien de pareil nonj>lus dans la a nuit > du plus intolérant moyen âge. Personne n'y a fait cela. Nul pape. Nul concile. En admettant que le spirituel ait pu être entraîné' à des pressions temporelles excessives, le fameux recours au bl-as séculier fut entourage cidres et puissantes opérations de l'esprit. C'est ici très exactement le'cçntraire. ^a puissance est dans les canons. La loyauté, d'ailleurs incontestable, dAns les dollars. Dollars et canons' étant en mesure d'étouffer le moindre murmure hostile à leur avis, le trait de plume wilsonien dévasta le monde en toute candeur. Il y donna force de loi à ce système

t[ui fait de lui le vrai père de la vie chère et de

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