‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 5 sur 132 · PROLOGUE XI · texte numérisé non relu

PROLOGUE XI

revêtu» de notre uniforme, commandant aux recrues de là-bas, témoins de l'instruction demandée et donnée, signes animés el vifs monuments de l'ardente collaboralion poursuivie. Il y nvail des Français et des Françaises que cette vue avait surpris et contractés aux profondes fibres de l'âme. On se reconnaissait,^ on s'honorait et l'on s'aimaitmieux de se sentir ainsi capable de. donner quelque chose, et de donner même beaucoup, lorsqu'on recevait tant et tant! Ces hommee de l'autre rivage sous le commandement des chefs de notre langue élevaient au sublime l'immense frisson du public. .

On peut-dépouiller nos annales de Varrière pendant cet quatre rudes années : nul instant n'est à comparer à celui-là, et si l'afflux américain ouvrait une nouvelle zone de la bataille, ce retxouvellement- de l'espoir^ national ouui-ai( aussi une ère dans la conscience de la naiion. Les paroles officielles de la grave Journée avaient été brillamment colorées et comme diaprées du feu de cette double aurore. Vn discours de M^ le ' haut-commissaire- Tardieu/ récapitulant les improvisations américaines nous avait paru beau comme ijn conte de fée. Après lui avaient flambé comme un bot de punch les Américains de la Chambré (Je commerce de Paris : M. traiter Berry, leur président, lançait l'étonnante et splendide profusion de hautes promesses ^u'on salua gaiement comme la corne 'd'abondance belle et large d'où s'épandraienl, en pluie féconde, dollars, navires, usines, hauts fourneaux, produits bruts et produits fabriqués, ioules les réparations, toutes les restitutions que le monde el spécialement l'^mérigue, disait M..J^aIter Berry,

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