XII PROLOGUE
doivent verser et par conséquent verseront au génie sauveur de la France.
Esprit ingénieux et cœur magnifique, cet admirable Américain nous déclarait en propres termes :
Mes amis de France, avant notre entrée dans la guerre — et nous y entrons à peine aujourd'hui — les Etats-Unis vous ont consenti des ajianees financières. Aujourd'hui, nous nous rendons compte pleinenie ni que, pendant quatre ans, c'est POUR NOUS que voua BOUS batiiet- Alors, ces avances, jusqu'au dernier dollar, doivent être annulées. Pendant que cotre murcioant tenait ces hordes enivrées de domination universelle — les tenait pour nous — vos chantiers navale étaient .déserts, votre Jlotte marchande iombait en ruine. Donc, après la guerre, nous serons prêts à vous donner les navires nécessaires et Jous les moyens de reprendre pleinement votre commerce maritime. Puisque c'est POUR NOUS que VOS villes ont été mises à sac, vos arsenaux incendiés, vos usines démantelées, c'est à nous de vous les reconstruire. Et nous le ferons. Et quand nous aurons fait tout cela, nous rentrerons chet nous, en remerciant encore, la France d'avoir sauvé le monde du pangermanisme.
Ces généreuses volontés ' étaient déjà connues de nous au 4 juillet 19iS, mais écrivions nous au lendemain de leur publication*, c'est la première.^ fois, semble-^l, qu'elles g'eaîpnment avec clarté et ampleur.
l.~D&ns la même pensée, Jl faut citer Js campagne du diplomate qui signe Vigiî à VAclion française, campagne malheareiiacment unique dans notre presse, et faite en vue d'insister sur celle évidence que nos alliés et associés ont fait * leur propre guerre • sur < notre champ de balaille ». Vigîl en concluait dès lors sans réplique possible, que la France possédait d'importanlesf créances reconventionnelles» sur eux
Z. Action francise du 5 juillet.