M. WILSON CONTRE LES HOMMES DE DÉSORDRE
Car, pour ce qui est du concours dont les éléments d'extrême-gauche lui seront prodigues, il aura bientôt fait de voir que les obefs socialistes et uième syndicalistes solît bien loin d'être mûrs pour une action vraiment pacifique et humaine : ces ennemis de la guerre extérieure sont de violents fauteurs de guerre intérieure, et leurs idées ne tendent qu'à la' démagogie et à l'anarchie. Il serait trop naïf de prendre ces agitateurs intéressés pour des pacifiques. .. Le bon ordre est le moindre de leurs soucis. Ils en détestent la seule image jusqu'au fond du steppe russe, et sa réalité en France les irrite ou les scandalise : — En vérité, se croirait-on eu République? disent-ils.
Que diraient ces pauvres esprits de l'ordre amériricainl Le président Wilson ou se.ra déçu s'il ignore absolument ce milieu-là, ou, s'il est averti, tes marques de politesse qu'il lui donnera comme à tout , le monde seront sans proportion avec les bruyantes manifestations et les enthousiasmes artiEciels que ces messieurs préparent. Les amateurs de trouble en seront pour leurs frais, les perturbateurs se trouveront pris à. leur piège.
Telle me parait devoir être la vérité certaine. Nog calculs personnels nous semblent confirmés par ce que disent bien des Américains à bien des Français :