Voir DOtre livre Le Pape, la guerre et la paiai
17 décembre 1918.
Ainsi, d'après Marcel Sembat, un abominable attentat k peine commis à Lisbonne, an autre c non moins cruel > se prépare à Paris : si un jeune inconnu a abattu le président Sidonio Paes, deux adultes non ignorés se préparent à jeter par terre les quatorze artîoles du président Wilson, et ces conspirateurs sanglants ne seraient autres qu'Alfred Capua et Charles Maurras, si l'on en croit le directeur de l'Heure.
Mains tordues et poil arraché, il tourne tristement autour des ohers quatorze articles, lesquels d'ailleurs se portent bien et n'ont fiubi de dommage quo sur la seule affaire de la liberté des mers dont l'etnpire britannique ne peut s'arranger.
Sans me porter garant en rien du sombre esprit de Capua, je peux assurer Marcel Sembat qu'il se trompe sur ma pensée. Certes, je ne crois pas que les quatorze articles soient oe que M. WiUon qous ait adressé de plus précieux. Il y a ses braves armées, qui ont aidé à la délivrance de notre sol. ILy a ses paroles pleines de cœur et de sagesse qui ont affermi notre espérance. Il y a ses bateaux pleins de fer et pleins de froment qui nous ont armés contre l'invasion et contre la famine. Tous ces admirables bienfaits de M. W. Wilson nous paraissent supérieurs aux quatorze articles, mais, loin de faire fl de
ces derniers, nous jugeons au contraire que la plupart d'entre eux expriment les vœux d'une Ame belle et puissante, habituée à commander et acooutumée de vouloir.