SCÈNE VIII Les Mêmes, moins BAPTISTE
DUPRAILLON, à part.
Dieu! s'il n'dtail pas mon fiU'ul!
ISABELLE
Vraiment, Edgar J, vous m'inquiétez... vous paraissez si agité... si...
En effet, je me sens un peu... indisposé.
ISABELLE
Il faudra consulter le médecin, mon ami.
Cela passera, sans doute,.. Mais, à propos, vous ne m'avez pas dit comment allait votre tante.
ISABELLE
Elle va mieux, mais je suis encore bien inquiète...
DUPRAILLON, sans l'écouter.
Allons tant mieux... tant mieux !
LUCIE, bas à IsabeUo.
Maman,si vous voulez lui parler de monsieur Paul, je m'en irai 1
isabi:lle.
Dans un instant, mon enfant.
Mais il doit venir ce matin, et papa ne le connaît pas encore...
ISABELLE
Dans un instant, te dis-je.. (Lucie va s'asseoir arec humeur.) Di-
tes-moi donc, EdgarJ, \^ous ne connaissez pas un M. Uuiand!
DUPRAILLON.
Durand ! (a p^rt.) Ah! mon Dieu, saurait-elle?
ISABELLE
Oai... Eugène Durand.
DUPRAILLON.
Eugène Durand? (a part.) 11 s'appelle Eugène, le lâche! (Haut etbaib'utiant.) Non, je ne... crois pas... je ne me...
ISA CELLE
GVst un poclede grand talent... je suis sûr qu'il fait parliode votre cercle; tous les hoinmes de Icllres en sont!
De mon... en effet... oui... je crois me souvenir... Mais à quel proj)Os?
ISABELLE
Figurez-vous qu'en parlant ce malin de Greil, j'avais oublié d'acheter un livre (vous savez que jaimo à lire en chemin de fer), cl comme j'en li^moignais mes roi;rets à Lucie, un de nos conip>gnons de voyage eut l'ohligeance de m'en prêter un... C'était un recueil de poésies d'Eugène Durand!
DUPRAILLON, è part.
Je respire.
LUCIE, à part.
Dien! des poésies... au lieu de lui parler de M. Paul.
ISABELLE
Je brûle d'achever ce délicieux volume. Où est donc monsieur Adolphe, que je l'envoie me le chercher?
DUPRAILLON.
Adolphe? Tiens, c'est vrai, où csl-il? Ah! j'oubliais... Il est sorti !
ISABELLE
Dcjàl
DUPRAILLON.
Oui... il est allé faire... une petite course.
ISABELLE, voyant entrer AJolpho.
Jusicment, le voici !