‹ Les trois combats du Long-SaultChapitre 2 sur 18 · LES PASSAGES INEVITABLES · texte numérisé non relu

LES PASSAGES INEVITABLES

Dans le Canada du dix-septieme siecle, la foret vierge couvre tout, excepte les eaux, et, des qu’on s’eloigne un peu des premiers etablissements, on ne trouve plus d’autres chemins que les rivieres. De la l’importance strategique des chutes et des rapides qui imposent aux voyageurs des passages etroits, inevitables, et par la favorables a la guerre d’embuscades en faveur chez les Peaux-Rouges. Ces passages sont, pour descendre, des courants moins accidentes, et pour monter, des chemins de portage. Ceux-ci sont de simples sentiers qui piquent au plus court et par lesquels canots et bagage cheminent sur les epaules des voyageurs. Autant de rapides dans le Long-Sault, autant de ces doubles passages ou les Indiens prehistoriques guet-

Le Long-Sault

taient leurs ennemis et que les Iroquois continuerent d’utiliser lorsque les Algonqums furent devenus les allies des Frangais.

Flous ailons voir maintenant que chacun de ces trois rapides a ete le theatre d'un comoat entre des Visages-Pales et des Peaux-Rouges.

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