‹ Les trois dictions [par] Georges Berr et Ren© DelbostChapitre 68 sur 91 · DALILA · texte numérisé non relu

DALILA

A . moup Viens aLder ma fai . bles

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Ver . se le poi . son dans son sein

Rapprochez le chant de séduction de Dahla du chant d'amour chastement contenu et pudiquement voilé de Wolfram d'Esclienbach, le rival de ïannhaiiser, l'amant de Vénus, le chantre des voluptés infâmes. Tandis qu'Elisabeth, abandonnée parTannhaliser pour une déesse, Tàme déchirée, monte à la Wartburg, enveloppée des ténèbres consolatrices de la nuit et des ombres de la mort, la tlamme d"une étoile frissonne au ciel désert. C'est à l'astre que Wolfram, le pieux chanteur, fait l'aveu de son amour pour Elisabeth, amour respectueux, dégagé des passions terrestres, des ardeurs charnelles : son chant s'élève dans la pureté du soir doux etrecueilh, d'un mouvement calme, vers l'étoile qui luit et l'àme qui va s'envoler.

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