‹ Les trois DumasChapitre 45 sur 58 · CETTE VIE ET L'AUTRE · texte numérisé non relu

CETTE VIE ET L'AUTRE

Quand on voit la vie telle que Dieu l'a faite, il n'y a plus à le remercier que d'avoir fait la mort.

Au fond, qu'y a-t-il de sérieux dans une vie où l'on entre sans le demander et d'où l'on sort sans le vouloir?

Un de mes amis, très paresseux, disait : « Inutile de rien apprendre pendant la vie, puisqu'on saura tout après sa mort. »

La vie est la dernière habitude qu'on doit perdre, parce que c'est la première qu'on a prise.

L'espérance que nous avons d'être éternels dans un autre monde n'est faite que de notre désespoir de ne pn< l'être dans celui-ci.

11 en est de la science et de la philosophie à la recherche de la grande vérité comme des convois de chemins de fer qui traversent un tunnel en plein jour. L'obscurité est au milieu, mais le jour est aux deux bouts. Quel que soit le coté par lequel on sort, c'est toujours dans la même lumière qu'on rentre. C'est le même Dieu qui est au commencement de la foi et à la fin de la science.

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