‹ Les trois DumasChapitre 49 sur 58 · LA CENSURE · texte numérisé non relu

LA CENSURE

A mon avis, la question personnelle ne doit pas nous inllui^ncer outre mesure quand nous avons à donner notre opinion sur une question de droit et d'intérêt commun, et, tout en étant contre la censure, en principe, tout en étant pour la liberté de la pensée la plus Complète, la plus illimitée, dont j'ai usé autant que personne, dans la forme qui me pai-aissait la plus convenable, j'ai du reconnaître linalcment (ju'auciin gouvernement, quel qu'il soit, d'où qu'il vienne, r.c supprimera complètement la censure. Dans cette conviction, ayant à choisir entre la censure préveniive et la censure répressive, je me suis prononcé pour la première, voilà tout, préférant relever du ministère de l'Intérieur et de ses fonctionnaires, plutôt que de la préfecture de police et de ses agents. J'aime mieux être assimilé aux artistes et aux professeurs qu'aux cochersde fiacre et aux filles de joie.

... Voilà pourquoi, la censure devant toujours être que^iue [)art, entre deux mau\ inévitables, Scribe, Augier, .Sardou, Mcilbac, Ilalévy et moi nous choisissons le moindre, la censure préventive, avec laquelle, aujourd'hui surtout, il faut bien le reconnaître, il y a toujours moyen de s'entendre. 11 en est delà censure comme des bt.'lles-mères:ons'y fait. Seulement, il y faut beaucoup de patience et un peu desprit.

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