CONFIRMATION NOUVELLE DE LA MÊME VÉRITÉ
Mais le Fils de Dieu déclara lui-même ce mystère
d'une manière très-claire, par la comparaison du calice, F. J. 25
dont il s'est servi plusieurs fois dans ses entretiens avec Jes hommes. « Pouvez-vous, dit-il un jour à. deux de ses apôtres, c'est-à-dire, à deux de ses plus grands élus, boire le calice que je dois boire moi-même? Nous le pouvons, lui répondirent-ils. Il est vrai, ajoute notre Seigneur, vous le boirez*. » El à saint Pierre qui, pour le .défendre au jardin des Olives et rempécher d'être pris par ses ennemis, abattit, d'un coup d'épée, l'oreille de Malchus: « Rengaine . ton épée : ne veux-tu pas que je boive le calice que mon Père m'a donné^. n Et il avait dit, dans ce même lieu, à son Père, un peu auparavant : « Mon Père, si la chose est possible, faites, je vous prie, que ce calice passe loin de moi^. » •
Par ce calice, il entend évidemment sa passion et sa mort : il l'a voulu appeler ainsi, selon la remarque de saint Ghrysostôme et de Théophylacte'*, parce qu'il a désiré a-vec autant d'avidité et a souffert avec autant d'ardeur les horribles supplices de sa passion et la mort de la , croix, pour la gloire de son Père et le salut du genre humain, qu'un ivrogne extrêmement altéré souhaite d'avaler un grand verre de vin bien frais.
. De plus, le mot de calice signifie, dans les saintes Ecritures, l'héritage. Ainsi David, parlant du fruit que les pécheurs' récueilleront de leurs iniquités, dit : «Le • feu, le soufre et les orages seront leur calice et leur partagiB^l » Et autre part, il dit « Le Seigneur est mon
1 Pclestis bibere calicem qiiem ego bibiturus sum? Dicunl ei : possumus. Ait illis ; calicem quidam metim bibeiis. Malth. 20.. 22.
- Mitte gladium tuum in vaginan) : calicem quem dédit mihi Pater, non vis bibam illum? Joan. -18. II.
•"^ Pater mi,si possibile est, transeatàmecalix isle. Matth. 26.-39.
^ Ad verbacit. Matlh. i20.
■>'• Ignis, et sulphur, et spiritus proceljarum pars calicis eorum.
Psnl. ID. 7.