‹ Les trois filles de la BibleChapitre 32 sur 71 · Idem n · texte numérisé non relu

Idem n

« Car les preuves qui montraient que l.a tendance de Jésus n'avait rien de politique étaient manifestes. »

C'est avec autant de respect que de fermeté que nous protestons contre cette assertion qui n'émane pas directement de Strauss et a seulement été admise par lui d'après Weisse.

Nous protestons, parce que chez les Juifs la religion et la politique n'étaient qu'une seule et même chose.

Nous protestons, parce que les traces de la politique de Jésus sont faciles à reconnaître jusque dans les Évangiles.

« Un jour, ils veulent s'emparer de lui, le proclamer roi et marcher sur Jérusalem. Informé du complot, Jésus prend la fuite et

va se cacher dans les montagnes. » (Jean, ch. 6, v. 15.)

« Je vous envoie parmi les loups , soyez prudents comme les serpents. » (Matthieu, ch. 10, v. 16.)

« Mais maintenant, leur dit-il, que celui qui a une bourse et un sac les prenne, et

QUE CELUI QUI N*A POINT D'ÉPÉK VENDE SON MANTEAU1 POUR EN ACHETER UNE. » (LUC,

ch. 22, v. 36.)

Cet admirable appel aux armes n'a pu rationnellement être prononcé qu'avant l'entrée à Jérusalem , et non pendant la Cène, alors que toute résistance était impossible.

Quant au verset 38, « Seigneur, direntils , voici deux épées, » et il leur répondit :

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