‹ Les trois filles de la BibleChapitre 55 sur 71 · A M. HIPPOLYTE RODRIGUES · texte numérisé non relu

A M. HIPPOLYTE RODRIGUES

Paris, 15 octobre 1806.

Monsieur ,

Nous avons reçu la lettre du 28 septembre dernier, par laquelle vous nous faites l'honneur de signaler à notre attention certaines questions religieuses qui mériteraient un examen sérieux, et de la solution desquelles dépend selon vous l'avenir de notre culte.

Vous insistez notamment sur certaines prescriptions qui , dites-vous , sont tombées

en désuétude dans la plupart de nos familles, et qui, rigoureusement observées par nos rabbins, empêchent toute intimité entre ceux-ci et leurs ouailles, de sorte que ces derniers se trouvent privés des enseignements et des secours spirituels de leurs pasteurs.

Nous apprécions toute la gravité de vos observations, mais il ne dépend pas de nous de remédier à un état de chose créé par nos relations, et qui est loin d'être considéré au même point de vue par tous les fidèles.

Vous semblez oublier que nous ne sommes qu'une administration laïque chargée d'être l'intermédiaire pour les relations purement administratives entre le gouvernement et les synagogues de France.

Un synode composé de tous nos rabbins

pourrait seul avoir mission de résoudre des questions de cette nature, et si, comme nous l'espérons, une nouvelle conférence rabbinique est convoquée, il appartiendra à notre futur graAd rabbin , son président naturel , de décider quelles sont les questions susceptibles d'être posées par cette conférence et résolues par un synode.

Nous vous remercions, monsieur, du zèle - sincère et chaleureux que vous manifestez pour une cause à laquelle nous sommes tous également dévoués, quelle que puisse être d'ailleurs notre dissidence sur les questions particulières qui s'y rattachent.

Recevez, monsieur, l'assurance de notre considération la plus distinguée.

Les membres du Consistoire central : Max Cerfber, président; Ad. Franck, vice-président; S. Munck, Ânspach, Allegri.

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