SCÈNE IV
CORNÉLIE, ClIARLOT *.
CHARLOT. On peut entrer? Si on ne peut pas, j’entre tout de même.
CORNÉLIE. Mon frère!
CHARLOT. Je demande la permission d’embrasser; si on ne me l’accorde pas, je la prends, (ii l’embrasse.) En voilà, une entrée!...
CORNÉLIE. Mon frère ici !
CHARLOT. Oui, ton frère... le comédien... ton frère Chariot qui pénètre dans le sanctuaire de l’avocat... Ce genre, pour un cabinet de province!... Je le vois d’ici ion mari...(ii se met au bureau.) « Me.'^sieurs les jurés, je ne chercherai pas à sauver la lêle de mon client. (Ici le client fait signe que si). La tête, non, je ne cherche pas à sauver sa lêle... c’est son honneur que je veux laisser sans tache... » Tu vois, petite sœur, que, quoique je n’aie fait mon droit qu’au Conservatoire, chez Séveste et dans les troupes d’arrondissement, je pourrais encore, au besoin, faire mon petit plaidoyer, et même pincer mon réquisitoire.
* Chariot, Coraélie,
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