‹ Les trois légendes de madame Saincte Anne [microform]Chapitre 101 sur 112 · LE BRETON · texte numérisé non relu

LE BRETON

Ce que tu dis, mon cœur le pense, Et je me réjouis De retrouvér Bretagne et France Si loin de mon pays.

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Ne dirons-nous rien,absolument rien, de la poésie canadiennefrançaise, et aurons-nous l'air de croire, nous aussi, que rien n'est bon de ce qui n’est pas étranger ? Assurément, il faut l'avouer, notre poésie nationale s’est trop rarement inspirée d'une dévotion populaire qui était pourtant de nature à l'émouvoir ; et de plus, pour tout dire et être sincère jusqu'au bout, quand elle a voulu déployer ses ailes, elle n’est pas toujours montée très haut, mais il est cependant telle strophe qui revient souvent à notre oreille, comme une des meilleures que nous ayons entendues : “O Séraphins, a dit un doux poète, un compatriote dont nous regrettons d'ignorer le nom (21) :

O Séraphins, dans vos divins cantiques, Unissez-vous à nos accents joyeux, Pour célébrer, sous ces voûtes antiques, Le noi de la patronne de ces lieux.

Et cette autre :

Quand gronderont au loin les vents, l'orage ; Quand les autans agiteront les eaux,

Dans ton amour préserve du naufrage

Le frêle esquif des pauvres matelots !

Pour nous, toute la poésie canadienne est là,

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