‹ Les trois légendes de madame Saincte Anne [microform]Chapitre 102 sur 112 · V. CANTIQUES EN LANGUE VULGAIRE · texte numérisé non relu

V. CANTIQUES EN LANGUE VULGAIRE

Les plus anciens cantiques en langue vulgaire dont nous possédions la musique, sont ceux que nous a fournis le précieux recueih allemand publié à Fribourg en 1883 par Wilhelm Baumker, sous le titre traduit de: Cantiques de l'Eglise catholique allemande, avec les airs en usage depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin du XVrte siècle, Nous en avons recueilli trois, dont l’un, publié pour la pre-. mière fois à Bruswick en 1507, est probablement antérieur à cette

date pourtant déjà ancienne, Le second est cité dans un ouvrage de 1602, et le troisième dans un ouvrage de 1623, Baumker ne reproduit de chacun que le premier couplet avec la musique, et le lecteur pourra les trouver dans l’appendice tels qu'ils nous ont été livrés, airs et textes originaux, Contentons-nous ici d’une traduction quelconque de l'un ou de l’autre fragment. Il y a celui-ci, par exemple, où l'expression redoublée de la pensée rappelle le parallélisme biblique (#97) :

“# Sainte Anne, noble dame, d'illustre naissance, élue de Dieu, est à voir comme le miroir de toutes les femmes,—Un miroir de cristal dans lequel toutes les femmes se peuvent voir.”

Un second fragment nous dit en deux lignes la confiance de la vieille Allemagne catholique envers sainte Anne (198):

‘ La sainte femme Anne repose près de Marie qui porte l'enfant (Jésus) ;— Tout pécheur qui tournera ses yeux vers elle, trouvera là beaucoup de grâces.”

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