STIRPS BEATA, RADIX SANCTA, ET BENEDICTUS FRUCTUS EJUS
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Il ne manque pas d’autres interprétations: Lansperge, vér “1
divinus, comme l'appelait son temps, croit que ce silence a été voulu du Saint-Esprit pour que notre foi fût plus méritante, et que la M i dévotion prit racine en elle plutôt que dans la certitude historique . M:
Pelbart de Themeswar, un ancien auteur qui mériterait d'être plus connu, dit que l'Evangile ne pouvait pas faire l'éloge de la M Vierge par celui de ses: parents, pas plus qu’on ne saurait grandir lc fs Christ en exaltant sa Mère ; mais que, au contraire, de la sainteté M de Marie, on doit conclure à celle de ses parents, comme de la sain-
teté infinie de Jésus-Christ, on conclut à celle de sa divine Mèrc*. "Nc A son tour, Thomas de Saint-Cyrille, l’auteur de la Hater M s honorificata, apporte des explications qui, tout en paraissant spé- M ; cieuses, ne manquent pas de valeur, celle-ci entre autres : “L'Evangile M * se tait, dit-il, pour que nous, nous parlions. Si le saint Livre cût M L fait l'éloge de sainte Anne, que nous resterait-il à dire, même avec 4 la piété la plus fervente et la mieux servie par les dons de l’intelli- M gence ‘?” 0 !< Il reste cependant une objection toujours possible : A défaut 1 Ê d'une page, d’un éloge, l'Evangile ne pouvait-il pas au moins M nommer sainte Anne, ne fût-ce qu'une fois ? ù Un illustre prélat dont l'épiscopat français s'honorait en ces # ; dernières années, Monseigneur Pie, pourrait d'abord ici nous répon- "M & dre que “la génération de Marie est un prodige, une œuvre accom- M plie en dehors de plusieurs des lois ordinaires ; ”.....que “ l'écrivain d inspiré s'entoure de mystère en ce qui regarde la filiation de Marie k F et celle de Jésus, parce que l’engendrement de la Mère et celui du Æ . Fils, s'étant produits l’un et l’autre dans des conditions exception- M ( nelles, ne pouvaient être simplement racontés cor....e faisant suite à 4 [ toute la série généalogique précédente, où les règles générales sui- d vaient leur cours ;”” que “le généalogiste sacré ne donne point de a 1 Sermo de S, Anna: Quo credentium fides fieret major, quo non historiæ certitudo, 1 c sed devotio ad majorem cultum nos induceret. Lansperge, Serw, de Sanctis ‘(ini8d, Colo- M nix), 1693. ?
? Pelbart, Sfe/larium coronae ben. M. V., Haguenau, 1601. Même pensée expri- à # mée par d’Argentan, Grandeurs de la S. Vierge (2 in-80, Paris, 1851), t. 1, p. 70.
8 hs. a S. Cyrillo, AMater honorificatu, etc. (in-8o, Cologne, 16657), 1. 46. '
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