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5 VIVARINI, Vie de la Vierge (1ère partie), (Mus
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de la poésie ; sur les toiles des grands maîtres comme sur les pages des livres d'heures ; sous le ciseau des sculpteurs et le burin des graveurs ‘“ comme aux portails des cathédrales ou dans les verrières illumi. nées.” Simple et douce, et courte légende que, en deux pages, on pourrait écrire tout entière, quant à elle-même, mais combien de pages faudrait-il ensuite pour dire tout ce qu’elle a inspiré ?
Cette légende tant de fois refaite dans le livre, la couleur, le marbre et l'or, il nous faut, —c'est notre premier devoir —remonter jusqu’à sa source. Pourquoi cette source n'est-elle pas l'Evangile luimême ? Elle serait alors si pure, si limpide, si dégagée de tout alliage terrestre, pure et limpide comme l'eau des fontaines qui jaillissent en Paradis !
Dieu ne l'a pas voulu, et c’est à des livres faits de main d'homme, suspects, décriés même, au moins dans leur ensemble, qu'il faut demander ce que le saint Livre nous refuse ; nous les avons nommés : les Evangiles apocryphes 1.
Les Evangiles apocryphes encore une fois ? Eh bien! oui, encore une fois, et nous aurions envie de dire: au moins cette fois, tels qu’ils sont, car tels qu'ils sont, quant à ce qui nous concerne, ils sont vénérables,
Quoniam quidem multi conati sunt ordinare narrationem, que tn nobis complete sunt rerum, disait saint Luc au commencement de son Evangile. ‘“ Plusieurs ont entrepris de composer le récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,” et nous savons en effet par l’histoire, avec quel empressement, les circonstances l'exigeant, on se mit à écrire, dès les premiers jours du christianisme, ce que l’on savait ou croyait savoir sur la vie de son divin Fondateur, sur sa Mère, sur son Père nourricier, sur ses ancêtres les plus rapprochés.
D'après les citations qu'en ont fait les saints Pères, on pourrait
1 4 Même chez les docteurs catholiques, ce mot n’exprime pas partout une égale flétrissure, Si le plus souvent, ils l’ont appliqué à des livres suspects, pleins de fables, ou même entachés d’hérésie, d’autres fois ils en ont qualifié des écrits qu’ils jugeaient bons et utiles, mais qui ne semblaient pas encore revêtus de l’autorité suprême qu’ils ont reçue depuis par le témoignage authentique et solennel de l’Eglise.—Ces distinctions sont nécessaires pour l'intelligence des anciens écrivains ecclésiastiques, et il faut du tact pour discerner, en chaque endroit où cette expression:se rencontre, la nuance précise à laquelle on doit s'arrêter.” Le Hir, Æudes bibliques (2 in-89°, Paris, 1869), t, II, p. 93.
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able que le même écrit a pu être désigné sous des noms divers, uoi qu'il en soit, il nous en reste sept à l'état complet, dont trois bnt nous occuper tout à l'heure.
Fout le monde sait qu'il y a deux classes très distinctes d'apoyphes ; que les uns ont été composés par des membres de l'Eglise tholique, les autres par des partisans de l’une ou l’autre des sectes érétiques. On conçoit en effet que les hérétiques, ne trouvant pas bases pour leurs systèmes dans la sainte Ecriture, aient eu recours la supercherie pour s’en créer. Il confectionnèrent donc, sous le pm de tel ou tel apôtre, ou même de tous les apôtres réunis, des angiles où leurs principales erreurs étaient habilement insérées. e mot de saint Epiphane est bien connu: Sexcenta apud cos (les nostiques) scripta audacter conficta sunt”.
D'autre part, il y a des écrits qui doivent leur origine, non pas à posture, mais à un zèle parfois exagéré, à une dévotion plus dente que sage et éclairée envers la personne de Notre-Seigneur. eux-là ne contiennent rien qui contredise les doctrines ou les faits posés dans le canon du Nouveau Testament ; ils se rattachent au ntraire exactement à tout ce qu'il contient, et s'efforcent seulement étendre davantage les récits, afin de présenter au lecteur une vie us complète de l'Homme!
pressions mêmes des Evangiles authentiques dont ils transcrivent s passages entiers, en se bornant simplement à emplir les intervalles. Is semblent, dit Mœæhler, vouloir résoudre le problème que le agmatisme historique s’est posé de son côté, c'est-à-dire de comter les récits que les sources n’indiquent que d’une manière mmaire. Ainsi, des faits que nous ne possédons que sous la forme dogines, nous y sont présentés dans tous leurs détails, tels du bins que les auteurs se sont imaginés qu'ils ont dû ou pu se passer,
lieu, Aussi parfois se servent-ils des
l'Awres. XXVI, 8. 12. Le grec dit popia, ‘dix mille”; la tradiction latine de gne: Libri penes illos (les Gnostiques) quamplurimi sunt, Nam /#terrogationes sdam Marix venditant. Alii de eo quem diximus Jaldabaoth sub Lethi nomine complu-
libros supposititios obtrudunt, Sed et Adami revelationes alias et alia item evangelia
discipulorum nomine conscribere sunt ausi. S. Epiphanii, Adversus Huwreses, Hares, Migne Zatrol, gr., t. XLI, col. 342.