III. LE MARIAGE
ORSQUE Joachim eut vingt ans, il prit pour femme Anne, fille d'Achar, de sa tribu, c'est-à-dire de la tribu de Juda et de la race de David.” —Texte du Pseudo-Matthieu.
Nous venons de dire la double noblesse— noblesse royale et noblesse sacerdotale— qui faisait ï d'Anne, jeune fille, la plus glorieuse et comme la perle des vierges d'Israël.
Des auteurs ont décrit les grâces de sa personne à cette époque de sa vie',. D'autres semblent avoir assisté à son mariage, tant ils en racontent avec précision les moindres circonstances. L’'intention chez tous est bonne, et de les lire est édifiant, Le mal est que le roman n’est pas l’histoire,
Evidemment, l’histoire ne dit rien du mariage de sainte Anne, mais en s’aidant des saints Livres, elle fournit des détails intéressants sur le mariage judaïque en général.
Les fiançailles duraient une année. L'année écoulée, ces mêmes fiançailles étaient ratifiées par un serment (Ezech., XVI, 8; Mail, 1, 14), et le mariage avait lieu, Il n'était accompagné d'aucune
! Antoine de Saint-Elie, swr /a foi des auteurs, e ime il le déclare, a écrit :
‘ Nel senimento percio de’medesimi diro primieramente, ch’era sant’Anna di una statura grande, ma proporzionata : d’una grazia nel suo trattare, tutta fiore di bonta : prudentissima "el dar consiglii : benignissima co’ Poveri : e di una bellezza rara, e stupenda, unita con una maesta, che conciliava rispetto, e venerazione.” (Un peu plus loin, il cite S, Cyrille d'Alexandrie : Aire formosa corpore, sed pulchrior mente.) À, de S, Elia, S, Anna nel cuore di suoi divoti (in-8®, Turin, 1739), p. 107.
cérémonie religieuse, mais on le considérait toutefois comine un lien sacré (Prov., 11, 17; Mal, 11, 14), et une bénédiction était prononcée (Gen., XXIV, 60 ; Ruth, 1V, 11-12), probablement par les parents (Tobie, VII, 13). Pour l'extérieur, le mariage consistait dans le transport de la mariée de la maison paternelle à celle du marié ou de son père (Nombr,, XII, 1), c'est-à-dire que, par là, on pouvait le constater civilement.
La fiancée se. préparait à la cérémonie en prenant des habits de fête. Elle mettait sur sa tête le beau turban appelé péer (Isaïe, LXI, 10), et une couronne ou guirlande nuptiale, soit d’or, soit dorée (Cant., lt, 2 ; Ezech., XVI, 9-13; Is., LXI, 10) ; elle se couvrait de parfums (Cant., 111, 6). Le trait distinctif de sa toilette était le voile qui couvrait non seulement la tête, mais toute la personne (Gen, XXIV, 65; XXXVIII, 14-15.) On le regardait comine le symbole de la soumission de l’épouse au mari:. Elle portait aussi une ceinture, chose qui ne devait pas être oubliée (Jérémie 11, 32). Si elle était vierge, elle laissait ses cheveux flottants, Ses vêtements étaient blancs (Apoc., XIX, 9), quelquefois brodés de fils d’or (Ps., XLIV, 14). Elle était ornée de joyaux (Is, XLIX, 18; Apoc. XXI, 2).
Quand l'heure avait sonné, le fiancé sortait de sa maison, escorté de ses parents et de ses amis (Jug., XIV, 11; Matt., IX, 15,) précédé d’une troupe de musiciens et de chanteurs (Gen., XXXI, 27; Jérém., VII, 34; 1 Macc, IX, 39), et accompagné de porteurs de flambeaux ou de lampes à main (Matt., XXV, 7 ; 11 Esd., X, 2 etc.). Arrivé à la maison de la fiancée, qui l’attendait avec ses compagnes (Matt. XXV, 6), le fiancé la prenait et la conduisait, avec toutes sortes de démonstrations de joie (Ps. XLIV, 15; Jer., VII, 34, XVI, 9; 1 Macc. IX, 7,39), à sa maison ou à celle de son père. Là, un festin joyeux était préparé (Gen., XXIX, 22; Esth. IT, 18 etc.), auquel étaient invités tous les voisins et les amis (Gen., XXIX, 22; Matt, XXII, 1-10). Les fêtes se prolongeaient sept et même quatorze jours (Jug., XIV, 10 ; Tob., VIN, 19). Les invités étaient revêtus de robes blanches par leur hôte (Matt., XXII, 11). La joie était bruyante, et si l’on peut s'appuyer sur les traditions talmudiques, les hommes les
1 C’est probablement pour cela que dans I Cor., X1, 10, le voile est désigné par le mot éfousta, autorité.
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LE MARIAGE. æLA QUESTION DU TRINUBIUM 73
plus graves ne dédaignaient pas de faire leurs compliments à la fiancée et de darser devant elle !.
Stengelius, sur ces données générales de la Bible et de l’histoire, a écrit un intéressant chapitre et l’a orné d’une gravure que nous retrouverons ailleurs ?,
. “Dans le temple de Jérusalem, près de l'autel des holocaustes, dit Vincent de Beauvais, le grand-prêtre Issachar, bénit cette alliance fortunée .”—‘ La fille de Stolan et d'Emérentienne, ajoute l'abbé Darras, rayonnante de joie et d’innocence, s'avance vers le Pontife. Son costume, dans les verrières du moyen âge, est d’une splendeur royale. Son front pur, ses yeux modestes, la ravissante expression de ses traits, semblent réaliser l'idéal de la beauté. Le groupe brillant de ses compagnes fait ressortir davantage les grâces de l’heureuse fiancée. En face, Joachim est entouré des jeunes gens de sa tribu; il reçoit la main de son épouse. La figure du saint vieillard qui préside cette cérémonie ressemble à celle des Patriarches de l’Ancienne Loi : tels devaient être Abraham unissant Isaac à la douce Rébecca, ou Raguel accordant sa fille au jeune Tobie
Ces premières lignes ainsi tracées, nous abordons de suite une question qui a trop longtemps agité les critiques, suscité trop de volumes, exercé sur les arts une trop grande influence pour que nous puissions nous en taire, Peut-être même ne sera-ce pas assez d'en parler une fois, cette fois-ci, et devrons-nous y revenir, quelque part ailleurs,
C'est la question du #rinubium, ou, pour parler français et crûment, la question du triple mariage de sainte Anne, ou encore, ce qui revient au même, la question “ des frères et des sœurs” de la sainte Vierge, Sujet désagréable à traiter, on le conçoit.
1 Cf. Trochon, Znérou, générale à la S. Bible, t. 11, p. 366 ; aussi Pible de Vence: Dissert, sur les mariages des Hébreux, préface au Cant. des Cant, ; Migne, Scripé, sacr. cursus complet,, t, II, P. 231 SS., O21 ss.
2 Stengelius, acimus et Anna, etc, Augsbourg, 1621, in-18°.
3 Vince, de Beauvais, Speculum historiale, ut sup.
4 Darras, Zégende de Notre-Dame; aussi Dorlandus, Vita gloriosissime Matris Ann, à la fin de la Vita Christi de Ludolphe le Chartreux (Lyon, 1642, in-fol.), p. 739.
Et d'abord, la thèse, prise affirmativement, à savoir: que sainte Are se soit mariée trois fois, est contraire au sentiment général des Pères de l'Eglise. Pour autant qu'ils ont touché de près ou de loin à cette question, ils semblent tous en effet y contredire. Un seul peut-être ferait exception, si toutefois Haymon d'Halberstadt— c'est de lui qu'il s'agit—est un Père de l'Eglise.
Colvener, dans son Calendrier de la Vierge, prête à Eusèbe Emissène l'affirmation suivante: “Il est manifeste que la bienheureuse Vierge Marie n'eut pas de frères, et qu'elle recueillit seule le noble héritage de ses parents ” Saint Epiphane fait, il est vrai, deux parentes de Marie-Salomé et de la Vierge Marie, mais non pas deux sœurs, comme le voudraient les tenants du #rinubium”, Saint Jean Damascène célèbre la Vierge wnigenitam ac primogenitam. Saint Fulbert de Chartres est encore plus explicite et plus énergique dans une homélie sur la MVativité de la Vierge: “ Heureuse, dit-il, est celle qui a donné le jour, non à plusieurs enfants, mais à cette Fille unique, mère elle-même du Fils unique de Dieu. Il ne convenait pas en effet que les saints époux choisis de Dieu pour être les parents, les éducateurs et les soutiens de la Mère du Seigneur, eussent d’autres enfants avant ou après elle.” Le texte, porte un mot qui exigerait comme traduction: ‘“C'eût été une souillure.” Les délicats diront: “une indécence”. Il restera: Æædarentur.
1! Manifestum est Beatissimam Virginem Mariam quæ nobilissima hæres parentibus suis in hæreditatem successerat, siquidem nec fratrem habuit nec habuisse legitur.—L’édition Migne d’Eusèbe Emissène ne contient pas ce passage. Thomas de Saint-Cyrille l’attribue plutôt à saint Eucher de Lyon, mais nous ne l'avons pas trouvé non plus dans les œuvres de ce Père. Pour Eusèbe et pour Eucher, Colvener et Thomas de S.-Cyrille ont pu consulter des éditions plus complètes ou moins expurgées que celles de l’abbé Migne.
? Pour saint Epiphane, Saiomé est une fille de saint Joseph, née d’un premier muriage. ‘“Josephus primam e tribu Judæ conjugem habuit, e qua sex liberos suscepit, mares quatuor, feminas duas .... Jacobum, Jose, Symeonem, Judam, Sa/omen et Mariam. Migne, ?atrol, gr,, t, XLU, col. 710, ou //eres. 78.
% Felix etiam qui non plures, sed unam promeruit suscipere natam, quæ unicum conciperet et pareret Dei Filium. Nec enim decebat ut hujus singularis Virginis Sanctissimi Progenitores fædarentur plurimorum propagatione filiorum qui erant futuri unicæ Matris Domini provisores et educatores egregii. Fulbert Carnot., 2e Wativ. B, V, A1, Migne, Patrol, lat., t. CXLI, col 326. Il dit ailleurs dans le même sens: ‘* Hanc enim (castitatem) nulla successio filiorum fregit."’
non la 1 enf gne ma
plus Jea tanqu vel a et pa ingess eorun et Mal eaden matre dicitu filiast natus itaque de qu Halbe
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Saint 1e dans -il, est te Fille nvenait ètre les igneur, orte un illure.” rentur.
parentibus r.—]L’'édiint-Cyrille plus dans S.-Cyrille de l’abbé
r muriage, pit, mares t Mariam.
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Tel est un côté de la question. Voici l’autre. ’
Nous avons nommé Haymon d’'Halberstadt. Cet illustre évêque a écrit dans son Æpitomé d'histoire Sacrée, un des meilleurs ouvrages —il faut l’'avouer—du neuvième siècle et du moyen âge:
“ Ceux qui ont étudié savent que saint Jacques le mineur est appelé “frère du Seigneur”, et cela, parce qu'il était son parent, C'était en effet l'usage des Hébreux d'appeler ‘ frères ” les parents et les proches. Ainsi Jacques a pris le titre de frère du Seigneur, parce qu'il était né de Marie, sœur de la mère du Seigneur, et d’Alphée son père, d'où on l'appelle encore Jacques d’Alphée, Mais puisque l'occasion se présente de parler des deux Jacques, essayons de retracer en quelque mots leurs origines respectives. Marie, Mère du Seigneur, et Marie, mère de Jacques, frère du Seigneur, et une autre Marie étaient trois sœurs, nées de pères différents, mais de la même mère, nommée Anne. Anne épousa en premières noces Joachim et engendra de lui Marie, Mère du Seigneur. Joachim étant mort, Anne épousa Cléophas et en eut une autre Marie, laquelle est appelée, dans les Evangiles, Marie de Cléophas. Or Cléophas avait un frère nommé Joseph, à qui il donna en mariage sa belle-fille ({/astram), la bienheureuse Marie; à Alphée il donna sa fille propre, laquelle enfanta Jacques le Mineur, surnommé le juste, frère du Seigneur, ainsi qu’un autre Joseph. Cléophas étant mort, Anne se maria en troisième noces à Salomé, et en eut une troisième Marie, plus tard femme de Zébédée et mère de Jacques le majeur et de Jean l'Evangéliste ",”
! Sciunt etiam qui diligenter exploraverunt, quia (Jacobus) frater Domini sit dictus, tanquam cognatus sit. Hicenim mos Hebræorum, cognatos vel propinquos fratres dicere vel appellare. Frater igitur Domini sic dictus est quia de Maria sorore matris Domini, et patre Alphæo genitus est, unde Jacobus Alphæo dictus est. Sed quoniam nunc se ingessit occasio de duobus Jacobis omnem quæstionem rescindamus et altius generis eorum repetamus originem. Maria, Mater Domini, et Maria, mater Jacobi, fratris Domini et Maria altera..,,.,,.,....,.....,sorores fuerunt de diversis fratribus genitæ sed de eadem matre scilicet Anna, Quæ Anna primo nupsit Joachim et de eo genuit Mariam matrem Demini. Mortuo Joachim nupsit Cleopha, et de eo habuit alteram Mariam qux dicitur in Evangeliis Maria Cleophæ. Porro Cleophas habebat fratrem Joseph, cui filiastram suam, Beatam Mariam, desponsavit ; suam vero filiam dedit Alphæo, de qua natus est Jacobus minor, qui et justus dicitur, frater Domini, et Joseph alius. Mortuo itaque Cleopha, Anna tertio marito nupsit, scilicet Solome, et habuit de eo tertiam Mariam, de qua desponsata Zebeda o, nati sunt Jacobus major et Joannes evangelista. .., Haymo Halberst., lib, 11 ÆZisé, sacre epitome, cap. III ; Migne, Putrol, lat, t, CXVII, col, 823,
Et voilà cette page de Haymon d’'Halberstadt, Deux siècles après lui, un homme devait la reprendre : , en l'adoptant, l'élever en quelque sorte à la hauteur d’un dogme : un homme de science et de génie, un maître dont les disciples et les commentateurs ont pu se compter autrefois par centaines, l’oracle des écoles pendant des siècles, le Magister Sententiarum, Pierre Lombard.
Pierre Lombard nous offre donc ce passage—et il faut le citer, malgré les redites :
“ Pour comprendre comment Jacques et Jean sont appelés les frères du Seigneur, il faut savoir que Marie, la mère du Seigneur, fut la fille de Joachim et d'Anne et se maria à Joseph, d'où Joseph devint le père putatif du Christ, Joachim étant mort, Cléophas, frère de Joseph, prit Anne pour épouse et en eut une fille qu'il appela Marie. Celle-ci épousa Alphée et donna le jour à quatre fils, savoir: Jacques, Joseph, Simon, et Jude. Après la mort de Cléophas, un certain Salomé prit à son tour Anne pour épouse, et en eut une fille nommée Marie, qui fut l1 femme de Zébédée, et la mère de Jacques dit le Majeur et de Jean l’'Evangéliste, Anne eut donc
trois maris et trois filles !,
C'était on ne peut plus clair, et les disciples du maître n'avaient qu’à se le tenir pour dit, Il ne s’en firent pas faute, au moins un bon nombre.
D'ailleurs d’autres autorités étaient venues se joindre à celle-là, et c’est un regret d’avoir ici à les nommer : il y avait, en effet, Pierre Comestor, l’auteur de la célèbre Æistoire scolastique, Hugues de Saint-Victor, l'éminent interprète des Ecritures, Albert le Grand, Vincent de Beauvais, saint Bonaventure, saint Antonin de Florence,
1 Ut ergo liqueat quare fratres Doinini dicantur (scilicet Jacobus, etc.), sciendum quod Maria mater Domini, Joachim et Ann filia fuit, quæ nupsit Joseph : et ita Joseph fuit putativus pater Christi. Mortuo autem Joachim, Cleophas frater Joseph eamdem Annam accepit uxorem, et genuit ex ea filiam quam vocavit Mariam, quæ nupsit Alphæo, qui genuit ex ea quatuor filios, scilicet Jacobum, Joseph, Simonem, Judam. Mortuo autem Cleopha, quidam Salome eamdem Annam duxit, et generavit ex ea filiam, nomine Mariam, quæ nupsit Zebedæo, et habuit ex ea filios, scilicet Jacobum, qui dictus est major et Joannem Evangelistam. Tres igitur viros Anna habhuit et tres filias,
Petri Lombardi Co/lectanea in epist, D. Pauli, in Epist, ad Galat., cap. I; ap. Migne, Petri Lombardi Opera, t, II, col, 101-2, Patr, lat,, t, CXCII,
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siècles élever nce et ont pu nt des
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lés les igneur, Joseph éophas, le qu'il tre fils, éophas, eut une mère de ut donc
’avaient oins un
celle-là, , Pierre œues de Grand, lorence,
ndum quod oseph fuit em Annam 1phæo, qui tuo autem m, nomine s est major
p. I; ap.
Jacques de Voragine, Gerson, grand chancelier de l'Université, Ludolphe le Chartreux, l'auteur de la Grande Vie du Christ"...
C'était assez pour donner du crédit à une opinion, et lui communiquer une apparence de certitude.
Et puis, nombre d'Eglises adoptaient cette légende, si vrai que, à part les hymnes des missels et bréviaires qui la chantaient aux foules, comme nous le verrons plus tard, il y avait des offices entiers consacrés à la mémoire des trois Maries, ‘“ filles de sainte Anne.”
O quam felix et beata O combien heureuse et bienheureuse, Tali prole fæcundata La femme glorieusement féconde, Parens matris gratiæ ; Mère de cette Mère de la grâce,
Huic accedunt binæ natæ, A laquelle font cortège deux sœurs Et sex proles perbeatæ Et des générations bénies,
Viæ Christi comites *, Compagnes du Christ dans ses voies !
C'est une strophe d’un missel jadis en usage à Aix-la-Chapelle, au quatorzième siècle,
Parmi les offices complets, l’un des plus intéressants est celui qu'on récitait vers la même époque dans l'Eglise d'Arles. Il nous
est fourni par Wimpina, un personnage célèbre que nous retrouverons en son lieu.
L'antienne de Vèpres établit nettement l'affirmation * : “ Marie
1 Auteurs indiqués d’après Colvener et autres, Voir note 2 de la page 81. Ludolphe le Chartreux : ‘*Et est hic sciendum, propter Mariæ cognationem, de qua in Evangelio sæpe fit mentio, quod Anna tres viros successive habuit, etc., Ludolphus de Saxonia, Vita Fesu Christi (ed, noviss, Palmé, 4 in-8°, 1890), t. 1, p. 29.
? Cf, Cahier, Caractéristiques des Saints (2 in-40, Paris, 1867), t, 11, p. 460. % Antiphona sup. Ps., —Maria Jacobi et Maria Salomæ sorores Dei matris Mariæ,
Hymne.—Sorores Mariæ, etc,
Collecte. —Deus qui beatas Mariam Jacobi et Mariam Salomæ mente et carne ita sublimasti, ut ex eodem quu unigeniti tui genitrix prodirent utero, ac plurium virtutum fulgerent exemplo, fac nos quæsumus, etc,
Ad Matut —Invitatorium :
In honorem beatissimarum Mariæ Cleophæ et Mariæ Salomæ sororum Dei matris, Jubilemus et cantemus Domino. Alleluia.
Leçon II, Marie Salomé (3e fille de S. Anne) mariée à Z'bedée, pêcheur.—"t Nec degenerem reddit humile piscationis officium: et vere nobilis piscator, quia duos tam
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