‹ Les trois légendes de madame Saincte Anne [microform]Chapitre 4 sur 112 · VIII AU LECTEUR · texte numérisé non relu

VIII AU LECTEUR

recommanda à l’un des enfants de venir l’avertir dès que l’agonie commencerait.

Quelques heures se passèrent, #

Le soir, les religieux se promenaient dans le jardin donnant sur la rue. Le Père vit l'enfant venir, lui faire signe que le moment était arrivé, et retourner vite sur ses pas.

En un instant, le Père lui-même était chez la malade. M | Des trois seules pièces qui composaient l’appartement, la M première, en entrant, était pleine de monde: des femmes la

plupart, et tête baissée, silencieuses. À “ C’est fini ? ” dit le Père.

Et il entend encore, après des années, cette voix vibrante, lM l

criante, triomphante, qui répondait de la pièce voisine :

‘“ Oui, Père, c’est fini!”

Il avance. Dans le demi-jour de la soirée, il aperçoit assise sur son lit, en aussi belle toilette qu'elle avait pu la faire, une femme radieuse, qui se lève, qui vient à lui, qui s’en M va et revient, folle de joie, et répétant : j

“ Vous voyez bien, Père, que c’est fini !” ne

Le médecin vint, et pleura, disant : ‘Il faut bien croire ! é

Il y a du surnaturel là-dedans !” = .

Telle est l’origine de ce livre.

À quelques jours de là, ce même prêtre partait pour l'Europe. Pendant la traversée, au cours de ces journées sans fin où la mer houleuse et le ciel nuageux ont bientôt cessé d’être un sujet d'étude, il médita un plan. Il avait autrefois cherché, travaillé pour sainte Anne. Il pourrait chercher M encore et travailler peut-être avec pius de profit là-bas, dans M les vieux livres, les beaux livres.

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Diverses circonstances heureuses l'ont en effet favorisé = f

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