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participant seulement de la nature divine, sans aucune union ou mélange avec la nature humaine ’,
Ni saint Anselme, cependant, ni aucun des Pères, ni aucun écrivain sérieux n’admettent cette conception miraculeuse, et leur doctrine à tous sur ce point n’est que le commen'aire plus ou moins précis, —parfois trop précis par nos oreilles françaises, —de ce mot du Livre de Sacques : Et nocte ista, requievit Foachim in domo sua *.
D'ailleurs, l'Eglise elle-même, après ses Pères et ses docteurs, s'est prononcée sur cette question, quand l'erreur reprenant, au dix-
septième siècle, le caractère d'une doctrine, elle l'a formellement condamnée ”,
! Léon Allatius, au texte d’Eustathe : gexvsirat (lwuxetp) elz rdy vlxov COLTDR xd} yruds Ty uyaixa adruD, met cette note :
Ex his refellitur Collyridianorum error, qui Dei genitricem Mariam humanæ naturæ prorsus expertem, ac divinæ tantum participem fuisse dicebant, cum ex hoc habeamus Joachim cum Anna concubitum;, indeque genératam et ortam Virginem. Eust. Antioch., Migne, Patrol. gr. t. XVI, col. 773, ou édition de Lyon (in-40, 1629), p. 288.
?S, Anselme : Cum illam (Mariam) ex legali conjugio maris et feminæ conceptam verissime constet, (éme lieu que dessus).
C'est la croyance de tous les Pères :
S. Epiphane : Quamvis autem ex Mariæ historia ac traditione illud habeatur, Joacimo ejus patre divinitus hoc in deserto nuntiatum fuisse : ‘* Uxor tuor concepit, ” non ita tamen accipiendum est, quasi hoc citra nuptialem consociationem....acciderit, Verum quod futurum erat missus a Deo significavit angelus, ne qua dubitatio foret...,S. Epiphanius, /eres. 79, Migne, Patr. gr., t. XLI, col. 747 ; aussi col, 750.
S. André de Crète : V. M. nata non ut quidam dicunt septimo mense vel sine viro, sed novem completis mensibus....et viri conjunctione et semine.---De même en d’autres endroits, Voir append.
De même :
Saint Bernard, Æpitre 174 aux chanoines de Lyon : Si licet loqui quod Ecclesia sentit (et verum ipsa sentit), dico gloriosam de Spiritu sancto concepisse non autem et conceptam fuisse ; dico peperisse Virginem, non tamen et partam a virgine.
Et vingt autres textes que nous omettons.
Ÿ A ce sujet : ‘ Quidam ex Italia scriptor nomine Imperialis apocryphis libris deceptus de Partu Virginis, et Tragædia cui titulus CAristus patiens, docuit Deiparx matrem Annam, quin virgitatem amiserit, B. Virginem peperisse, admirandum filiæ privilegium matri communicando ; quem errorem damnavit Apostolica sedes ann> 1677 ut testantur Tillemontius, not. 3 ad Vitam B. Vüirginis ; Gravesonius : De Vita, mysteriis et annis FC. p. 33, et Saxius, in Descript, hist, poetica de Laudibus Marie, part, 1, p. 17.3 Benoît X1V, De festis, lib. 11, c, 1X, no. 14. Voir aussi Bayle. Déc. his. et crit., aux roms Dorri et Foachim.
La Vierge, pour n'avoir pas joui d’un privilège que son seul Fils se réservait, n'en fut pas moins “l’enfant du miracle ”.
À elle et à sa glorieuse mère, André de Crète adresse des Cantiques de victoire que nous lui empruntons pour les mieux saluer nousmême en finissant :
“ Aujourd'hui nous célébrons votre conception, Ô pieuse Anne. Brisant les liens de votre stérilité, vous portez dans vo:
tre sein Celle qui contiendra le Dieu que l'univers ne peut contenir,
Fig. 55. A DüRER, Rencontre de saint Joachim et de sainte Anne sous la Porte Dorée,
vous avez exaucé la prière des justes; vous avez écouté favorablement les supplications de vos aïeux, et vous leur avez donné l’Immaculée Vierge, qui vous a enfanté..…….
sons Seigneur,
‘ O sainte Anne, mère, contre toute espérance, de l’Epouse- Vierge, vous avez vu germer dans vos entrailles la fleur de la virginité, la gloire de la chasteté. C'est pourquoi nous vous proclamons tous bienheureuse, et la source de notre vie.
“ Bienheureuse Anne, vous avez conçu le s'ave parfum qui, d'une merveilleuse, manière attira le Seigneur, baume de notre vie, céleste émanation et souffle de grâce dont nos âmes s'emplissent !
“© pieuse Anne, le Seigneur écoute votre voix quand vous le
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priez au fond de votre jardin, Il donne pour fruit à vos chastes entrailles la Vierge qui doit nous ouvrir le jardin de la grâce,
“O divin message de l'ange! O parole nouvelle et créatrice ! Toutes tribus d'Israël, réjouissez-vous. Une vierge a conçu en son sein le ciel nouveau où doit resplendir l'étoile du salut, Jésus- Christ !!”
l Tuam, hodie, religiosa Anna, celebramus conceptionem, quod absolutis sterilitatis vinculis eam utero conceperis, quæ eum capere potuit, qui nusquam capi potest.
Exaudisti justorum preces ; tuorum, Domine, progenitorum implesti supplicationes ; eamque quæ te casta genuit, eis dedisti fructum,
Eam hodie Anna gloriosa concipit, quæ ipsa incorporeum optimum Dominum postmodum concepit....., :
O divinum nuntium ! O novam sermocinationem !..,..,. ’
Congratulamini mihi, omnes tribus Israel, exclamavit gaudio Anna ; quippe novum cœlum utero concepi, ex quo brevi salutis stella, Jesus nimirum, dator ille luminis, oritura sit.
S. André de Crète, Canones et Triodia, Can. 1-IV, Migne, Patr, gr.,t. XCVI, col 1300-1310.
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Filia semper virgo, certabant inter se sæcula quodnam ortu tuo gloriarctur, a dit saint Jean Damasÿ cène, dans une de ses superbes apostrophes à la
Vierge.—Non seulement toutes les tribus d'Israël, : toures les familles, toutes les mères, toutes les femmes, mais “ les siècles eux-mêmes se disputaient l'honneur de t’enfanter, à Fille toujours Vierge ! ”
énologe de Basile (Vatican),
de la Vierge, d’après une miniature du
le plus ancien spécimen connu de ce sujet :
[1 Xe siècle.
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Un siècle l’emporta, le siècle que Dieu avait
marqué, en annonçant, après la chute, celui qui, né de la femme, écraserait la tête du serpent ; celui dont les semaines de Daniel avaient fixé l'avènement ; celui que les âges précédents n'avaient fait que préparer.
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Vers le commencement du mois de Tisri, septième mois de l'année sacrée des Hébreux, le premier de leur année civile, et selon
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NU notre manière de compter, le 8 septembre, environ les années cin \ | | 2 P P q is 2 mille cent quatre-vingt-quatre depuis la création du monde, deux rn® a < n , n .
NE 2 mille neuf tent quarante-deux depuis le déluge, deux mille depuis la NM 7 q P 8 P à f naissance d'Abraham, mil quatre cent quatre-vingt-quinze depuis la lu a sortie d'Egypte, mil dix-sept depuis l’onction de David, vers la Ÿ ï ) soixantième-huitième semaine de Daniel, la troisième année de 7) la cent quatre-vingt-dixième olympiade, l’année sept cent trenteq 8 ymp P ed sept de la fondation de Rome, la vingt-septième du règne d'Octavien- Ven! gt-sEp 8 1) Auguste, au sixième âge du monde, quinze ans avant la naissance rl du Christ Fils de Dieu, le monde entier se constituant dans la paix : {ll fl ul —
!Joann, Damasc., Zom, Zin Nativ, B. V. M., Migne, Patrol, gr., t, XCVI, col, 669.
136 MADAME :AINCTE ANNE
neuf mois ayant passé depuis la première et unique conception immaculée qu'il y ait eu; un samedi, à l'aube du jour, lorsque toute la Judée affluait à Jérusalem pour y célébrer la fête des Tabernacles ; le Temple, les portiques de la cité sainte, et les jardins voisins étant tout émaillés de nombreuses tentes de feuillage où s’abritait le peuple de l'antique alliance ; prêtres, lévites, sacrificateurs, vierges et musiciens étant occupés aux cérémonies saintes :
ANNE, L'HEUREUSE ÉPOUSE DE JOACHIM, DONNAIT LE JOUR, SANS DOULEUR E1 SANS CONFUSION, A CELLE QUI DEVAIT ÊTRE LE TEMPLE VIVANT DU DIEU D'ISRAEL
C'était à une époque où la Palestine était encore la terre de promission, la terre de lait et de miel ; où, trois fois l'an, une récolte abondante réjouissait le moissonneur ; où l'olivier répandait de toutes parts les parfums de ses fleurs, tandis que les palmiers et les dattiers surmontés de cimes en panaches, couvraient la plaine et ombrageaient les figuiers dont le feuillage bleuâtre se mêlait au vert tendre des amandiers,
C'était en septembre, mois où le soleil sort du Lion et entre dans la Vierge, comme pour indiquer; ont dit les Pères, que le divin soleil de justice, qui, autrefois, habitait le Lion et envoyait de là ses rugissements et ses menaces à la terre, allait, en entrant dans la Vierge, se changer en doux Agneau pour effacer les péchés du monde,
C'était à l'entrée de l'automne, au temps où les arbres courbent jusqu'à terre leurs rameaux chargés de fruits; où les grappes rougissent et sourient au vigneron, Or, “la vigne dont l’automne recueille les doux présents, n'est-ce point le peuple d'Israël qui va jouir enfin du Sauveur attendu par les prophètes et les patriarches ?
1 C’est la Zegenda de la Nativité de N.-S. au Æartyrologe, avec la soustraction de quinze ans dans les chiffres. Baronius et le Dr Sepp (Vie de F-C., t. 1, p. 167) fixent la naissance de la Vierge à l’an 733 de Rome ; Le Nain de Tillemont à l'an 734.
Pour le 8 septembre, tous les auteurs sont d'accord, Voir Benoit XIV, De festis, 1, 11, C. IX, no 16.
Pour l’enfantement sans douleur : Th, de S,-Cyrille, Mater Aon., ut sup., pp. 330 55.; Maynard, Za Vierge, etc.
iception ue toute rnacles ; ins étant e peuple s et mu-