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Temple de Salomon, d’après la Bible populaire.
Le
Fig 73.
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Souviei voué le pour te affectio:
1 Sou de Ferits,
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tradita; a tium, Pe] Decembris eccl,, 1n a
Pour !
tout l'empire d'Orient vers le milieu du douzième, conformément à la constitution d'Emmanuel Comnène !,
Plusieurs homélies des Pères et plusieurs passages de leurs écrits ont trait à ce mystère. On dit que Evode d’Antioche, succsseur de saint Pierre sur le siège de cette Eglise, en aurait parlé, Son témoignage, rapporté par Nicéphore, a semblé authentique à Baronius”,. Saint Grégoire de Nazianze, ou l'auteur incertain du Christus patiens, y fait allusion ; saint Grégoire de Nysse le rappeile d'un mot; André de Crète, Jean Damascène, Germain de Constantinople, George de Nicomédie, le patriarche Tarasius, y ont consacré de longues et belles pages dont nous ferons tout à l'heure notre profit *.
Ce fait était si populaire en Orient, que le Coran, pour gagner les suffrages de la foule, dut en conserver le souvenir, Un chapitre yest consacré à “la lignée de Joachim”, et la traduction d'André Du Ryer nous en fait lire un passage comme il suit:
“ Dieu à élu Adam et Noé, la lignée d'Abraham et la lignée de Joachim ; l’une procède de l’autre, Dieu entend tout et fait tout. Souviens-toi comme la femme de Joachim a dit: Seigneur, je t'ai
voué le fruit qui est dans mon sein, libre et dépouillé de toute affaire pour te servir en ton Temple ; reçois-le de moi qui te l'offre avec affection ; tu entends tout et fais tout, Lorsqu'elle a été accouchée,
1 Source indiquée par de Castre : Emmanuel Imp., in suis Constitutionibus, titulo de Feriis, institutione 1, apud Theo. Balssmonem, in Vowmoranone Photit, tit. 1, cap. 1.
* Si fidem adhibendam esse putamus Nicephoro ...reddam ipsa verba quæ Evodii esse dicit : ‘* Trimula, inquit, cum esset, in templam præsentata, ibi in Sanctis Sanctorum traduxit annos undecim, deindo vero sacerdotum manibus Joseph ad custodiam est tradita; apud quem cum menses peregisset quatuor, ab angelo l&tum illud accepit nuntium, Peperit autem hujus mundi lucem, annum agens quindecinum, 25a die mensis Decembris ”.- Hæc Evodius apud Nicephorum, ZZist, ec:2,, 1. 11, ce. 3; Barcnius, Ann. el, In apparatu, p. 16, $ 49.
; Simul atque nata sum, patris tui, ut arbitror, Ex mente summa, me meus nutrit pater.
Non inter illos, quos colunt homines, lares, Sed me sacratæ mater ædi destinat,
CAristus patiens.
Pour les autres citations, voir la suite de l’article ou les appendices.
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elle a dit: Seigneur, je suis accouchée d'une fille, tu sais ce que tu m'as donné ; je l'ai nommée Marie, je la garderai par ton aide, elle et sa postérité, de la malice du diable.—Reçois-là, Seigneur, d'une réception agréable, et lui fais produire de bons fruits. Zacharie eut soin de l'éducation de cette fille. Toutes les fois qu'il entrait dans son oratoire, il y trouvait mille sortes de différents fruits de diverses saisons. Il dit un jour : O Marie, d’où procèdent ces biens? Elle répondit: Ils procèdent de Dieu qui enrichit sans compter qui bon lui semble '”,
Ajoutons quelques autres détails pris des des monuments matériels. Si la tradition relative à la Présentation de la Vierge avait besoin d’une preuve, ils achèveraient de la fournir. Jean de Wurzbourg, un prêtre du treizième siècle, nous a laissé de son voyage en Palestine une relation où nous lisons ce passage, à propos du temple de Jérusalem : “Le XI des calendes de décembre, la Vierge Marie, âgée de trois ans, fut présentée au Seigneur, comme nous l'apprennent ces vers qu'on trouve inscrits dans le Temple même :
1 Z’Alcoran de Mahomet, traduit de l’arabe par André Du Ryer (2in-120, Amsterdam, 1734), t. 1, p. 48.
La traduction de M. Savary (2 in-8®, Paris, 1783, t. 1, p. 57) offre peu de varientes :
Dieu a choisi entre tous les hommes Adam et Noé, la famille d'Abraham et celle d'Amram. Ces familles sont sorties les unes des autres, Dieu sait et entend.
‘« L'épouse d’Amram adressa au ciel cette prière : Seigneur, je t'ai voué le fruit de mon sein ; reçois-le avec bonté, à Toi qui sais et entends tout ! Lorsqu'elle eut enfanté, elle ajouta : Seigneur, j'ai mis au monde une fille (Dieu savait ce qu’elle avait mis au jour). Je l’ai nommée Marie; je la mets sous ta protection, elle et sa postérité, afin que tu les préserves des ruses de Satan
‘ Le Seigneur reçut sor.offrande favorablement. Il fit produire à Marie un fruit précieux, Zacharie la prit sous sa garde, Toutes les fois qu’il l’allait visiter dans son appartement retiré, il voyait de la nourriture auprès d’elle. D'où vous vient, lui demanda-t:il, cette nourriture ?—C'est un bienfait du Ciel, répondit Marie, Il nourrit abondamment ceux qu’il veut.” Chapitre 117, Surate 111, 199 versets écrits à Médine.—Dom Calmet a lu d'autres détails, sans doute en des éditions plus complètes ; par exemple: Zacharie enferma l’enfant dans une chambre du Temple dont la porte était si élevée qu'il y fallait monter par une échelle, et dont il portait toujours la clef sur lui. Dicé, hist... de la Bible, au mot Anne.
La traduction Fatma Zaïda (in 80, 1ishonne, 1861) ne dit rien de la présentation de Marie.
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“La Vierge, accompagnée de sept jeunes filles, fut consacrée ici, dans sa troisième année, au service
du Seigneur !,
Une grande fresque peinte sur la muraille représentait la scène. Elle a disparu avec l'inscription elle-même, quand le temple est devenu la mosquée d'Omar.
Mais ce n’est pas là le souvenir le plus ancien. À part celui que pour- | rait nous offrir, au dixième siècle, .
ter he Tres EXC 7} ) ] a. S'UE le Ménologe de Basile dans une de
ua LEA EP À A PT AW ses miniatures, un troisième, que M. Fig. 74. La Vierge dans le Temple, Rohault de Fleury assigne au quadalle de Saint-Maximin. trième siècle, nous est fourni par
l'Occident, chose digne de remarque, et nous fait ainsi constater l'accord des deux Eglises grecque et latine, dès les premiers siècles, sur cette tradition célèbre,
Nous voulons parler de la pierre tombale découverte à Arles, et transportée maintenant dans la crypte de Sainte-Madeleine, à Saint-Maximin., Elle se trouve incru:tée dans le mur, à côté du tombeau de la sainte, Sur cette table de marbre on voit représenté un personnage seul et debout. Le voile qui couvre la tête descend jusqu'aux épaules et laisse le visage découvert; une robe à larges manches tombe librement, sans être serrée par une ceinture. On dirait l’une de ces orantes des catacombes dans l'attitude de la prière, Au-dessus de la tête, on peut lire l'inscription suivante :
lIn hoc ipso templo Domini (Jerosolymitano) XI calendas decembris, dicitur beata P P y
Virgo Maria, jam trium annorum parvula, oblata fuisse Deo, ut hi versiculi docent ibidem inscripti :
Virginibus septem Virgo comitata puellis, Servitura Deo, fuit hic oblata triennis.
Ibi absque dubio sæpe divinum et angelicum solatium percepit, unde rursus iste Versus :
Pascitur angelico Virgo ministerio.
Joan, Wirzburgensis, Deseriptio Terre sancte, Migne, Patr, lat., t, 155, col. 1062,
Maria Virgo Minister de Tempulo Gerosale.
“ La Vierge Marie servante du Temple de Jérusalem !.”
* * * Mais il est temps de décrire le fait lui-mème. Quelques pages des Pères et des écrivains sacrés, choisies parmi tant d'autres, remplaceront un travail personnel qui risquerait d’être ici sans valeur.
Le jour était donc arrive pour la solennelle offrande. Joachim dit: ‘“ Appelons les jeunes vierges les plus saintes d'Israël ; qu'elles prennent des lampes et les tiennent alluinées, afin que l'enfant ne se retourne pas en arrière et que sa pensée ne s'éloigne pas de la maison de Dieu. Et les vierges agirent ainsi et elle accompagnèrent l'enfant jusqu'au temple.” Germain de Constantinople nous les montre parées de leurs plus riches vêtements, s’avançant sur une double
rangée, et toutes rayonnantes d’une sainte allégresse *, (Voir fig. 10.)
Deux sermons de saint François de Sales ont pour sujet le mystère de la Présentation, et comme toutes les œuvres de l'aimable saint, ils sont d’un charme exquis. Pour le bénéfice d’une description qu'on ne saurait faire trop complète, vu l'importance du fait en lui-même, nous nous permettons de les citer tous deux, en les fondant toutefois l’un dans l’autre *.
Lisons donc:
‘“ Ceste saincte Vierge donc n'étant encore aagée que de trois
ans, fut apportée une partie du chemin de Nazareth en Hierusalem pour être offerte à Dieu en son temple, et l’autre partie, elle y vint
1 Gravure dans Faillon, Monuments inédits sur lApost, de sainte Marie-Madeleine en Provence (2 in-80, Migne, 1858), t. 1, p. 776 ; aussi dans Rohault de Fleury, Za Vierge, étud, icon, où nous avons calqué la nôtre.
2 His animi affectibus, uti parerat, venerabilis Anna, semet rei quæ gerebatur. accommodans, dum simul cum dulcissimo conjuge filiam a se genitam deducunt, tenellis virgi: nibus cum face comitantibus, jam ad templi limina pertingunt, S. Germ, C. P., Serm.! in Pres, B. V., Migne, Patrol, gr., t. XCVINI, col. 299 ; de même Jean d’Eubée et autres, Voir append.
% Les deux [ ] indiquent les passages extraits du second sermon.
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avec ses parents ;
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HOT consolatio!
de Hierus chantoient qui ambula qui marche commande queile mél quoy les a troupes ils :
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“[O co dilection qu ceste sainct celle qui al l'appelloit, e sculeinent 16 mére !”
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L Vierge,
accomis virgi- Serm.
t'autres,
avec ses petits pieds, [étant néantmoins toujours aydée de ses parents; car, quand le bien-heureux sainct Joachim et saincte Anne trouvoient quelque playne, ils la mettoient à terre pour la faire marcher : mais alors ceste glorieuse infante du ciel eslevoit ses petits doigts pour prendre leur main, crainte de faire quelque mauvais pas ; et soudain qu'ils rencontroient quelque chemin raboteux, ils la prenaient entre leurs bras. Certes, si bien ils la laissoient marcher, ils ne le faysoient pas pour se soulager, car ce leur estait une consolation très-grande de la porter; mais c'estoit pour la complaysance qu'ils prenoient à lui voir former ses petits pas].
“O Dieu! que j'eusse bien désiré de me pouvoir representer la consolation et suavité de ce voyage. Ceux qui alloient au temple de Hierusalem pour y presenter des offrandes à la divine Majesté, chantoient le long du chemin le psaume : Peati immaculati in via, qui ambulant in lege Domini (Ps. CXVHI.) “ Bien-heureux sont ceux qui marchent sans macule et sans tache de péché en la voie des commandemens de Dieu.” O combien gracieusement et avec queile mélodie est-ce que l'entonna nostre Reyne et maistresse, de quoy les anges furent tellement ravis et estonnez, que troupes à troupes ils venoient pour escouter ceste divine harmonie, et les cieux ouverts, ils s'épanchoient sur les balustres de la Hierusalem céleste pour considérer cette Saircte Vierge!
“[O combien grands estoient les souspirs et eslans d'amour et dilection qu'alloient jetant et eslançant en Dieu les pere et mere de ceste saincte Vierge, mais specialement la Vierge mesme, comme celle qui alloit pour se sacrifier derechef a son divin Espoux qui l'appelloit, et lui avoit inspiré ceste retraitte, pour la recevoir, non
seulenent pour son Espouse, mais encore pour la preparer a estre sa mère !”
Il y a dans cette description des traits délicieux, et l’on a remarqué en particulier, ces “ anges qui s'épanchent sur les balustres de la Hierusalem céleste :” gracieux tableau que le saint nous offre dans l'un et l’autre sermon, et qui voudrait un pinceau d'artiste :
“[Or bien que plusieurs dames hebrieuses se fussent desjà dediées au service de Dieu dans ce temple, pas une néantmoins n'avait jamais approché de la perfection de ceste saincte Vierge, car elle s'offrit et
dedia avec tant de ferveur, d'amour et d'humilité que les anges et les plus hauts seraphins qui se promenoient sur les balustres et galeries du ciel pour la regarder, en demeuroient tous ravis, s'estonnant de voir qu’en la terre il se pust trouver une creature si pure et doüée d'une si parfaicte charité, et qu'une âme revestue d’un corps humain pust faire une offrande et oblation si parfaicte et aggreable à Dieul.
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“Et certes, 6 mes cheres ames, combien allegrement pensez - vous qu’elle monta les quinze degrez de l’autel!......et semble que si elle eust osé, elle eust dit à ces bonnes dames qui eslevoient les filles que l'on dé.
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le temple : Me voicy entre vos mains comme une boulle de cire, faites de moy tout ce quil
vous playra, je ne
feray nulle résis.
tance à votre vo-
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Cette légende des quinze degrés
Fig. 75. Steinle inv., F. Ludy sc. : Présentation de la Vierge, remonte au Pseudr Matthieu et à l'Evangile de la Nativité. Marie les gravissant avec célerité, et sans le secours de personne : c'est un des motifs favoris de la littérature, aussi bien que de l’art religieux. Saint Vincent Ferrier dit de ces degrés qu'ils figuraient les six ordres des bienheureux tt
1 $, François de Sales, I et Il: serm. sur la Présentation de Notre-Dame, Œurt
compl. (Lyon, 1869), t. 11, p. 587 ss.
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Dame, Œuvre
les neuf chœurs des anges, au-dessus desquels la Vierge Marie
devait un jour s'élever ".
Au sommet des marches, le grand-prêtre Zacharie * attendait le pieux cortège, Il accueillit l'enfant avec la majesté du prêtre et
la tendresse d'un père. (Voir fig. 20.) ‘ Æt osculatus est eam, Et
il l'embrassa, dit le Protévangile : sainte familiarité que justifiaient des relations de parenté très étroites, et les cheveux blancs du vieillard, et l’âge si tendre de l'enfant. Et alors, saisi de l'esprit prophétique, il adresse à Marie ce sublime langage :
“ Entrez, à la bonne heure ; entrez, vous qui êtes l'accomplissement de ma prophétie ; entrez, vous, l'effet des promesses du ciel ; entrez, le sceau du testament de notre Dieu ; entrez, l’objet de ses conseils ; entrez, la clef des mystères cachés ; entrez, la contemplée de tous les prophètes ; entrez, la paix des disgraciés et la clarté de ceux qui vivaient dans les ténèbres; entrez, présent tout rare et tout divin; entrez, la Souveraine de tout ce qui est créé; entrez dans la gloire de votre Seigneur, gloire de la terre à cette heure, et présage de l’éternelle et inaccessible gloire du ciel *!
!S, Vincent Ferrier, Serm,. 11 de Var, BP. 47. V. (Voir appendice).
De gradibus illis quindecim : Ezech. XL, 6, et 34 sq. Meminit et Tosephus, &e Be/lo jud,, V, 5. 3.—Olim fere solemnis fuit eruditorum scientia, quindecim Psa/mos graduum ita dictos esse, quod in quindecim gradibus, quibus ex atrio mulierum ad atrium Israelis ascéndebatur, publice cani solerent.... Inter antiquæ ecclesiæ doctores Hilarius et Hieronymus Adversus Fovinianum, Mb. 1H, istam sententiam probaverunt. lhilo, Codex ut sup., p. 327.
? Summus Pontifex, hoc anno quo oblata est Deipara, idem ipse erat alienigena Symon Boethi filius, et Herodis socer, sub quo natam diximus Virginem, (Tamen) non est a”atione alienum Zachariam tunc functum officio suo, Virginem excepisse : vel certe, quod Elisabetham puellæ sacrosanctæ consobrinam uxorem haberet, invitatus fuit ad illud munus obeundum cum aliis cognatis, Castro, /. cif., p. 100. (De hoc Salmeron in 20 tomo Commentariorunt in Evang., tract. 33.)
Ÿ ‘Tum puellam summo gaudio tenens, in Sancta eam Sanctorum alacriter infert, hæc fortean ad ipsam dicens : Adesdum, meæ plenitudo prophetiæ ; huc ades, Domini ordinationum perfectio ; ades, obsignatio ejus testamenti ; ades, ipsius consiliorum finis; ades, declaratio ejus sacramentorum ; ades, universum speculum prophetarum ; ades, collectio male dissonantium ; ades conjunctrix olim dissidentium ; ades, firmamentum interra nutantium (02390 ,7rpptyua Ty xdTw ysveux0rTwy) ; ades, instauratio jam veteratorum ; ades, splendor in tenebris jacentium ; ades, novum maxime ac divinum donarium ; ades, Domira terrigenarum omnium ; ingredere in Domini tui gloriam, hactenus quidem in eam qu& in terris est ac calcari potest ; paulo autem post, in supernam illam, ac hominibus inaccessam, S. Germ, C. P, Orat. 11, in Pres, SS, Deip., Migne, Patrol gr.,t. XCVIN, col. 315.
Adresse du même genre à la Vierge dans Tarasius, Or. im SS. Dei Matrem in Templum deductam, Migne, Zatrol, gr., t. XCVIH, col, 1492-4
Puis se tournant vers Joachim et Anne, le Pontife ajoute, dans une autre apostrophe non moins belle que Germain de Constantinople lui prête encore :
“ Auteurs de notre salut, de quel nom vous nommerai-je? Que dirai-je de vous? Je suis dans la stupeur à la vue du Fruit que vous offrez, blanc tabernacle où le Dieu trois fois saint viendra faire un jour sa demeure, Oh! non, certes, Vierge ne fut jamais, et nul n’en reverra sur terre dont la beauté resplendisse d'un pareil éclat, Vous apportez une Lampe plus précieuse que l'or et les pierreries, qui éclairera le monde entier par la grâce de sa virginité sans tache et par ses joyeuses splendeurs,
“ Nous vous contemplons comme deux astres lumineux attachés au firmament ; tous deux vous dissipez les obscurités, les ombres de la lettre et de la loi donnée au milieu des orages; vous nous préparez par votre foi au Christ promis, une heureuse transition à la nouvelle loi de grace ..….
“ Puisse ma parole re pas rester trop au-dessous de vos mérites, à vous qui avez consacré vos soins à l'éducation de cette angélique Vierge; vous que je considère comme deux chérubins abritant de votre ombre mystique le Propitiatoire du Pontife Sauveur du monde ; comme les deux angles spirituels du Testament nouveau, car dans votre sein vous avez renfermé l’autel sanctifié pour Dieu et dédié à la plus sainte des victimes.
“Comme l'or pur revêtit autrefois l'arche faite de main d'homme, vous avez enveloppé l'arche spirituelle et divine de la nouvelle alliance, cette arche où reposera celui qui doit signer notre pardon sur la croix. Votre joie est la joie de toute la terre, votre gloire, la commune allégresse de tous les hommes. Oui, vous êtes bienheureux, vous les glorieux parents d’une telle Fille! Bénis soyez-vous, à vous qui nous apportez ce don de Dieu! Heureuses
Ly
les entrailles qui l’ont portée et le sein qui l’a nourrie”.
1 O salutis nostræ auctores quo vos nomine appellem ? Quales vos dixerim ? Obstupesco, cernens qualem fructum obtuleritis. ÆEjusmodi enim est, qui utique Deum ad inhabitandum in se puritate sua alliciat. Nulla sane, quæ ejusmodi pulchritudine fulgeat, inventa unquam est, ant invenietur, Vos instar duplicis e paradiso egredientis fluminis apparuistis, lampadem ferentes auro ac lapide pretioso pretiosiorem ; quæ pulchritudine
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Que vous faire t nul éclat, reries, tache
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Obstu- Deum ad E fulgeat,
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ig. 76.
En ce moment les portes intérieures du Temple se sont ouvertes, et les pas de Marie, dit encore Germain de Constantinople, sanctifient le seuil sacré. Le sanctuaire resplendit de la lumière des lampc mais le rayonnement de cette lampe vivante le remplit d'une splendeur bien plus vive, et l'éclaire, à son entrée, des reflets de sa céleste beauté, Les degrés de l'autel s'empourprent de l'auréole virginale qui ceint le front de l'enfant. Zacharie se réjouit de l'honneur que le ciel lui fait de recevoir l'élue de Dieu; Joachim est dans une sainte joie d'offrir une oblation qui hâte l'accomplissement des prophéties ; Anne consacre sa Fille au Seigneur avec des transports d'allégresse ; nos premiers pères sont inondés de consolation, en se sentant délivrés de la condamnation qui pesait sur eux ; les prophètes exultent de bonheur, et, avec eux, tous les ordres des élus,
toutes les âmes ornées de la grâce !,” Catherine Emmerich dit avoir vu “l'intérieur de la sainte enfant”
à ce moment. Elle lui parut toute resplendissante pendant la béné-
immaculotæ virginitatis suæ, et exhilarantibus fulgoribus suis universam terram illuminat Vos ceu duo fulgentissima sidera, firmamento quodammodo inserta contemplamur ; uter que enim caliginosæ litteræ et latæ inter procellas legis obscuram umbram hilari luce dispellitis, et sapientes ad hanc novam novi luminis gratiam credentes in Christum in offenso pede deducitis. Vos intuemur tanquam splendidissima cornua spiritualis templi novi testamenti, utpote qui in gremio vestro sanctificatum illud ac Deo dicatum sacra victimæ rationabilissimum altare continetis. Vos (si quidem fieri possit ut non meritis in feriora dicam), in educanda puella assidui, Cherubim apparuistis, mystica prorsus obumbratione propitiatorium Pontificis, omnium Salvatoris, circumtegentes. Vos præ auro illo, quod ad circumvestiendam arcam olim fabrefactum est, vos, inquam, visiestis circum operientes spiritualem divinamque novi testamenti arcam, eum continentem qui nobis cruce veniam subscripsit, Gaudium vestrum, gaudium est universæ terriæ ; gloria vestra fit omnium communis lætitia. Vos beati, quibus datum fuit ut talis filiæ parentes essetis! Vos benedicti, qui hujusmodi benedictum donum Domino attulistis! Beata ubera quibus nutrita ipsa fuit, et venter quo portata est! Germanus C. P., Orat. 1 in Pres, SS, Dei. Migne, /’atrol, gr., t. XCVIII, col, 302.
lTum portæ, ut spiritualem Emmanuelis Dei portam excipiant, panduntur, et pressum Mariæ vestigiis limen sanctificatur, Ac templum lampadarum quidem luce coruscat ; sed multo magis unius hujus lampadis fulgurantibus radiis resplendet, ejusque decor, ipsa ingrediente, ampliori venustate nitescit. Purpurascunt cornuumaltaris stolæ e pur: puræo ac virginali ejus amictu. Gaudet Zacharias excipiendæ Dei genitricis honore dignatus ; lætatur Joachim, qui oblationem reddendo jam suum vaticinia exitum nancisci invicte testatur, Gaudio gestit Anna in suæ prolis consecratione: tripudiant protoparentes, latam in se damnationis sententiam effugientes : jucundantur prophetæ et una cum ipsis omnis ordo gratia exornatvs lætissime exultat. Germanus C. P., Oraf, 1 in Pres, SS, Deip., Migne, Patrol, gr., t, XCVIIT, col, 299.
dictic gloire l'arch que | de la et du aussi, d'un t il s'ét:
une ss dans sainte la flan la mèi qui p infinie comm Joachi et l'en met à joie, c
congé
une se
assez