‹ Les trois légendes de madame Saincte Anne [microform]Chapitre 67 sur 112 · LES PÈRES DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

LES PÈRES DE L'ÉGLISE

D'eux nous parlions d’abord,

Eustathe d'Antioche, le premier à nommer, parce que, autant que nous savons, il est le premier qui ait écrit de notre Sainte, a dit en commençant, ce mot qu'il faut recueillir :

ÉLLE EST VRAIMENT DIGNE D'ÊTRE PARCOURUE, L'HISTOIRE QU'UN CERTAIN JACQUES RACONTE DE LA VIERGE MARIE !,

Or, on s'en souvient, cette ‘“ Histoire de la Vierge,” c'est, dans ses premi. rs Chapitres, —au moins ceux-là, — l'Histoire des parents de la Vierge, et le vieil évêque n'hésite pas à la répéter en entier, sans y rien changer ni omettre, — Pourquoi nou; : même l'aurions-nous jugée indigne d'attention ?

Un peu plus tar, maisencore au siècle d'Eustathe, c'est-à-dire au quatrième, saint Grégoire de Nysse et saint Fpiphane ajoutent foi également a cette Légende des anciens

Fig, 93. Saint Grégoire de Nysse, Fresque de jours.

Pinturicchio, à S.-Maria del l'opolo, Rome.

“Partons pour Bethléem, dit le premier, allons contempler un spectacle nouveau : une Vierge, heureuse Mère, allaitant un petit enfant, Mais auparavant, prêtons l'oreille à ce que d'anciennes relations nous disent à ce sujet.”

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S. P, N, Eustathii...,/» Æ/exahemeron rommentarius, (ed. L, Allatius, Lugduni, 1629, in-4), p. 288 ; aussi Migne, Z’atrol, gr, t. XVIN, col. 772. D Dans un appendice, nous donnons ce texte #n extenso, avec les autres auxquels nous référons dans ce chapitre.

Et à son tour, en plein sermon de Noël, il les rapporte en effet ces vieilles relations !.

Saint Epiphane, lui aussi, les connaît et les respecte. Il croit très ferme à la longue épreuve de Joachim et d'Anne, à leur persévérante prière, à l'apparition de l'ange, et de plus, c'est sur des indications fournies par lui que les auteurs ont pu nous tracer une généalogie quelconque de la Sainte?

Saint Sabas, le grand moine dont le souvenir est intimement lié rux Meénées des Grecs à cause de la part qu'il y a prise; saint Romanus, au cinquième siècle ; saint André de Crète, au septième, sont surtout des poètes, et nous nous réservons d'étudier plus loin leurs œvvres, mais le dernier était en même temps un prédicateur, et dans ses discours comme dans ses Canones et Triodia, il a noble. ment célébré la Mère de Marie. On pourrait lire en particulier ses quatre homélies sur la Vativité de la Vierge",

Et si nous avons pu oublier saint Cyriiie d'Alexandrie (fig. 04), comment ne pas nommer une fois encore saint Jean-Damascène, le noble cœur si franchement dévôt à sainte Anne! En maint endroit de ses ouvrages, il l’a chantée,—car ici c'est le mot,—et l'on sait avec quelle magnificence parfois *.

Son contemporain et son homonyme, le moine Jean d'Eubée, se plaît aussi visiblement en cette pieuse Légence, et n'y consacre pas moins de vingt pages ‘.

Saint Germain, patriarche de Constantinople, et Tarasius, son successeur dans le gouvernement de cette illustre Eglise, préludent aux effusions de George, évêque de Nicomédie, sur le mystère de la Présentation de Marie, c'est-à-dire aux soixante colonnes que la Patrologie Migne possède de ce dernier sous ce titre, sans parler

1 Grégoire de Nysse, Migne, Patrol, gr., t, XLVI, col, 1138-40. ? Epiphane, Migne, Patrol, gr., t. XL, col, 709 et ss. 3 André de Crète, Migne, Patrol, gr. t, XCVII, col. 805 et ss.

*S, P. N. Joannis Damasc, Opera omnia (édit. Lequien, O. P., 2 in-fol., Venise, 1748). Voir surtout t. 1, p. 275 ss, 3; t. 11, pp. 844, 849, 852, 861-2,

5 Joannis Mon. et presb. Eubreæ Opera, Migne, Patrol, gr, lat, t. ed,, t. XLVIII, col. 791 ss.

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