‹ Les trois légendes de madame Saincte Anne [microform]Chapitre 78 sur 112 · DIX-HUITIÈME ET DIX-NEUVIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

DIX-HUITIÈME ET DIX-NEUVIÈME SIÈCLE

De plus en plus nous serons bref, mais nous ,ne pouvons nous dispenser de citer au moins des noms. Quelle que soit la valeur d'un écrivain, il a toujours un mérite, celui d’avoir travaillé, et tous ceux qui ont travaillé pour notre sainte, nous sont, malgré tout, sympathiques. Tels:un Moltrasius Nicolaus, malgré son nom très peu parisien (Milan, 1701); un Goetze (Leipsig, 1702); un Jean- Baptiste de Murcie, franciscain de la province de Valence (Valence, 1706) ; un Thomas Pugliesse ou Puglisio (Venise, 1707) ; un Czabert (1720) ; un Cajetan-Marie de Bergame (deux editions : Bergame, 1720 et 1740); un Antoine Erei (Pesaro, 1731); à plus forte raison, un Guillaume Cuper, puisque son travail, à lui, est un chef-d'œuvre,

Ce Guillaume Cuper est l’auteur de la superbe étude qui se trouve au 26 juillet des Acta sanctorum., 11 ne faut pas grand temps pour reconnaître ici une critique judicieuse et très sûre, une grande liberté d'appréciation, des documents, des faits pris aux bonnes sources, enfin de l’Aisfoire, autant du moins que le sujet en peut comporter. En tout cas, au lieu de la légende pure et simple, romanesque ou dramatique, comme elle nous est faite d'ordinaire, nous avons enfin de l'éfudié, du sérieux, et fut-on soi-même des plus prévenus et des plus sceptiques, on se tiendrait satisfait. Nous signalons surtout le chapitre: Ufrum sancta Anna fuerit monogama, et Deipara illius unigenita ". La réponse conclut à l'affirmative, évidemment,

Mais voici encore un vrai dévot de sainte Anne. Il s'appelle

! Sainte Anne re s’est-elle mariée qu’une fois—et Marie est-elle sa fille unique ?

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Joseph-Antoine de Saint-Elie, religieux du Carmel de rurin, Trois de ses ouvrages sont dédiés à la Sainte, et un à saint Joachim, Ce sont : en 1710, l'Assagio delle Grandezze di Sancta Anna (Asti) ; en 1731, l'Z7 devoto di Sancta Anna (Turin) ; en 1737, l'Z/ devoto di San Gioacchino ; en 1739, la Santa Anna nel cuore di suoi divoti (Turin). Ce dernier ouvrage se termine par des poésies d’un vrai mérite, que nous conservons pour l'avenir.

Et pendant que Saint-Elie à Turin, et Francisco Mariani à Bologne, s'occupent de la bonne Sainte, au fond de la Pologne, un père jésuite, du nom de Jean Korsak, la célèbre dans la langue de son pays, en un volume de cinq cents pages et plus. Est-il nécessaire de dire que le jour où nous avons vu la mention de ce livre dans le Père de Backer, l’éminent bibliographe de la Compagnie de Jésus, notre curiosité s’est sentie piquée au vif, et que nous avons cherché le volume en maints endroits divers ?

Peine inutile cette fois encore, comme tant d’autres fois, mais au moins merci au Père de Backer de nous l’avoir indiqué. Le titre, mis en latin, serait celui-ci :

“ Punctum honoris sanctorum Sosephi, Foachimi et Anne et respectu illorum dignitatis exiguum, ita, lapillo Danielis simile, et puncto in magnum montem totam terram implentem mutatum, gloria, virtutibus, miraculis magnis horum sanctorum orbem lithuanicum implens, a P, Foanne Korsak, S, F.,, Prov. lith. Th. una cum pulvere ad pedes Eorumdem magnorum Sanctorum procidente, anno jubilei 1750 descriptum. Varsovie.

! Nous laissons aux latinistes la traduction française de ce titre singulier, Nous risquons sous toute réserve le mot-à mot suivant : ‘* Suffrage d'honneur aux saints Joseph, Joachim et Anne, bien modeste eu égard à leur dignité, mais semblable à la petite pierre de Daniel, et pouvant en un instant (Puncto) se changer comme lui en une montagne qui emplisse toute la terre, emplissant le monde lithuanien de ‘la gloire, des vertus et des grands miracles de ces saints, par le P. J. Korsak, S. J., Théologien de la Pravince de Lithuanie, s’inclinant jusqu’à la poussière aux pieds de ces grands saints ; écrit l’an du jubilé 1750./?

Voici, comme curiosité bibliographique, le titre original :

lunkt honoru swietych Sosefa, Soachima y Anny, jak respektem Ich godnosci drobny tak do kamyka Danielowego podobny : Z punktu w wielka gore cala ziemie napelmiajaca przemieniony, slawy, cnotomi, cudami wielkich tych Suwietych swiat litewski napelniajacy, prezez X. Jana Korsaka, S, J. Prow. lith. Th., razem z prochem do nog

Nous entrons dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, et est-ce notre faute, est-ce étude insuffisante, est-ce la faute du siècle lui-même ? En tout cas, les Saznte Anne se font rares, et c'est à peine si nous pouvons en signaler deux pour ce demi-siècle : celle du chanoine Trombelli (Bologne, 1768), et une autre de du Welz, prêtre de Bruxelles, (1770)

C'en est fini de quatre siècles, et presque aussi de notre étude, parce que le dix-neuvième, malgré de louables travaux, n’a rien fait de vraiment complet et définitif à la gloire de sainte Anne, Le Père Arthur Martin (1831, 1845 et 1869), M. Alfred Lallemand (1863), M. Jules Delmas (1876), l'abbé Le Guen (1877), l'abbé Maximilien Nicol (1877), n’ont guère traité qu’une question locale, celle de Sainte-Anne d’Auray et de son pèlerinage. De leur côté, l'abbé Gay (1750), X. Matthieu (1861), l'abbé Paul Terris (1866), se sont attachés exclusivement à l'histoire de Sainte-Anne d'Apt, M. Lallemand, après ses études sur Sainte-Anne d’Auray, avait entrepris un ouvrage plus étendu qui devait embrasser toute l’histoire du culte de la Sainte, mais son livre est resté inachevé,

Pour ce qui est des ouvrages d'ensemble ‘ou d'un pian moins circonscrit, nous signalons l’£ssai d’un pasteur protestant, C. Frantz, Sur l'histoire de Marie et du culte de sainte Anne dans l'Eglise Catholique (Halberstadt, 1854); la Vie de la Vierge, de saint Foseph ct de sainte Anne, publiée vers 1857 à New-York, en anglais,et richement illustrée ; les belles pages d’Ernest Hello dans la Xevre du monde catholique (1863) ; la Vita della gloriosa santa Anna, rééditée et complétée par l’abbé Bersani (Naples, 1685 ) ; Le culte et le patronage de sainte Anne, du Père Laurent Mermillod, S,. J. (1866); la Vie de sainte Anne des abbés Gros (Paris, 1873) et Béthaz (Nice, 1885); a Dévotion à sainte Anne du P. Marc Ramus (Lyon, 1883), et surtout Le glorie di S. Gioacchino d’'Antonio Rocchi, moine basilien (Grotta-Ferrata, 1878). Ce dernier ouvrage, est le plus remarquable que nous connaissions sur le sujet. C'est un vrai /vre, ce majestueux in-octavo, plein d'étude, plein de faits, plein d'inté-

tych wielkich swietych upadajacego w roku jubileuszowÿn 1750 opisany. Warszawa, D. S. J. in-80, 510 pages. — De Backer, B6/. des Ecriv. de la Cie de ésus (2e éd., 3 in-fol, Liège, 1866), tome 11, au nom Æorsak,

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ressants souvenirs, plein de citations, empruntées non seulement aux écrivains faciles à trouver, mais encore aux manuscrits, Nous lui savons gré, par exemple, d'avoir terminé son ouvrage par un superbe Canon grec du douzième siècle tiré d’un codex de son couvent, et tout entier à la louange de saint Joachim et de sainte Anne, Nous retrouverons plus tard ce poème dans le chapitre de l'hymnographie, ÿ

Et maintenant, allons-nous oublier notre pays, c'est-à-dire, notre vénéré compatriote, l’abbé Raymond Casgrain? Sainte Anne cette fois s'est montrée très fière, et c’est à la plume jadis la plus vantée du Canada, qu’elle a un jour demandé un hommage de filiale dévotion, Le Culte de la bonne sainte Anne au Canada (1871) fut la réponse à cet appel. Aimabie petit livre où, dans les origines d'une dévotion vieille au pays comme le pays lui-même, nous retrouvons les origines mêmes de notre histoire; où nous voyons aussi que oncques ne fut bon Canadien qui ne fut en même temps bon fils de {a bonne sainte Anne.

C'est justice aussi,—puisque nous en sommes aux œuvres locales, —d’attirer l'attention sur un petit opuscule fort bien fait de l'abbé David Gosselin et sur l'ouvrage récent du KR, P. Frédéric de Ghyvelde, un livre pieux, édifiant même, pour quiconque ne veut rien discuter !.

C'est la fin de cette étude, et nous allons la résumer par des

chiffres,

À ne prendre encore une fois que les titres, notre bibliothèque de sainte Anne, telle que nous avons pu la réunir, non pas en ce chapitre, mais dans l’'appendice qui le suit, se compose d’à peu près cent soixante-quinze volumes, et combien d’autres ouvrages peutêtre aussi nombreux encore ont dû échapper à nos recherches! Sur le nombre, soixante-cinq sont écrits en latin, quarante-un en fransais, vingt-quatre en italien, dix-huit en flamand, dix en allemand, six en espagnol, trois en anglais et deux en polonais, Quarante-huit

l La bonne sainte Anne, sa vie, ses miracles, ses sanctuaires, in-80, Lévis, 1896.

ont été publiés en France, trente-deux en Italie, trente en Allemagne, autant dans les Pays-Bas, six en Espagne, quatre au Canada, un À Vilna, un à Varsovie, et encore un aux Etats-Unis,

Ces productions peuvent varier de valeur, depuis le chef-d'œuvre jusqu’à la parfaite nullité, mais quelles qu'elles soient, elles constituent dans leur ensemble, un éloquent temoignage en faveur de la piété des anciens jours: c’est-à-dire que du format minuscule au format majuscule, de la petite plaquette de quinze à vingt pages au gros volume de cinq, six ou sept cents pages, elles répètent toutes une même chose, une chose que notre ami Jean Rabasse a dite le premier, à savoir :

“Que s'il y a vne femme qui doive estre honoree de dignes loüanges, c'est nostre bien-heureuse saincte Anne, ainsi comme elle l'a esté par un ange lorsqu'il declara ses belles qualités, et l'estat de sa saincte vie...”

Fig. 106, Anonyme. Apparition de l’Ange,

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L'art ne fait que des vers, le cœur seul est poète.

André CHÉNIER,

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Fig. 108. RAPHAEL, Za l'oésie, au Vatican.

La Vierge, à V'Annunziata de Florence.

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ARIE dans son berceau !

sainte Anne heureuse enfin, parce que, enfin elle est mère!—Qui va nous faire ce tableau ?

chanter ce cantique ?

ANDREA del SARTO,

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Un homme dont on a contesté le génie poétique, Louis Veuiilot, a pourtant su écrire de beaux vers sur la nativité de la bienheureuse

Vierge Marie, et nous avons besoin de les rappeler au début de ce nouveau chapitre :

Roses, fleurs de la terre ; étoiles, fleurs des cieux ; Brise: du soir, soleil, aurore,

Doux parfums, purs rayons, accords délicieux, Soyez plus doux, plus doux encore,

Et célébrez plus haut le Seigneur giorieux !

Car voici naître la Reine des merveilles, Astre pour les cœurs égarés,

Aurore du soleil qu’attendaient dans leurs veilles Les .aints prophètes éplorés,

Quand la voix du Très Haut tonnait à leurs oreilles.

Voici naître la fleur aux parfums hien-aimé:, La fleur des fleurs à jamais belle,

Dont le miel nourrira tous les cœurs affamés ; L’Eve au Seigneur toujours fidèle,

Délivrant de leurs maux les justes opprimés.

Or, près de ce berceau qui renfermait “ des grâces hors de toute atteinte,” “fragile grain de sable,” “ qui suffisait à borner la mer,” parce qu’il contenait “la force de Dieu, la force impérissable,” il y avait une femme, une femme bien humble selon le monde, et qui cependant, pouvait dire en contemplant cette ‘“ Reine des merveilles ””’: “Tu es ma Fille bien-aimée, c'est moi qui t'ai engendrée aujourd’hui.”

Jamais plus grand spectacle n'avait été donné à la terre, parce que, en effet, jamais jusque-là, grandeurs plus souveraines et plus incomparables ne s'étaient trouvées ainsi côte à côte ; et le monde ne devait voir qu'une fois, quinze ans plus tard, un prodige plus admirable, le jour où, dans la crèche de Bechléem, à côté de la Vierge-Mère, il adorerait le Fils éternel de Dieu, et embrasserait d'un même amour tout ce que ie ciel et la terre ensemble pouvaient offrir de plus divin.

Il n'est pas possible qu'une âme chrétienne reste froide devant pareils souvenirs-—souvenirs d’ailleurs toujours vivants de notre foi, et comme la poésie est la seule expression adéquate des grandes passions humaines, c'est elle aussi qui traduira le mieux l’admiration, le respect, la prière, l'amour que font naître ces sublimes évocations,

Et encore, s’il est vrai que la poésie est fille de Dieu, et qu'elle ne parle jamais mieux sa vraie langue que quand elle chante Dieu lui-même, et son ciel, et ses saints, et ses œuvres, on comprend déjà qu’elle a dû célébrer magnifiquement Celle qui donna au monde l’Immaculée très sainte, et servit d’instrument à l'œuvre jusque-là la plus parfaite de Dieu.

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C'est cet hommage de la Poésie à sainte Anne,—hommage douze à quinze fois séculaire, —que nous voulons présentement faire revivre,

Réviviscence bien imparfaite, nous le reconnaissions, nous le regrettons. Et pourqnoi ne dirions-nous pas de suite ce que, tôt ou tard, au cours de cette étude, nous serions forcé d’'avouer? La période poétique qui nous eût intéressé par-dessus toutes les autres, est précisément celle qui nous a le plus échappé. Nous voulons parler du moyen âge français, et surtout de cette époque si glorieuse pour la poésie, qui va du douzième siècle au quatorzième.

Heureux—s'il nous est permis de le dire et d'exprimer une de nos peines—heureux ceux qui, là-bas, ont à leur portée legrriches bibliothèques où se cachent tant de trésors, et qui, pour le/ vouloirseulement, peuvent à leur gré trouver une réponse à toutes leurs

ouvrage corame le nôtre, suivre pas à pas toute l’histoir maiche d’une idée religieuse, sans qu’un seul anneau chaine. Telle eût été notre ambition pour la chère s une ambition qui n’a pu être jusqu'ici qu'à demi réaligée.

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@; ; k “NY Trois voyages d'Europe ne suffisent pas, en e comme celle que nous avions rêvée !

Il nous reste le mot fameux : “Je ne le sais pas, mais je le crois, parce que je le sens.” À notre tour, nous ne savons pas si le moyen âge français a produit beaucoup d'œuvres poétiques en l'honneur de notre Sainte, mais nous le croyons. A part les fragments de Lez Breis, les romans du Saznt-Graal et de Saint-Fannuel, l'Histrre de la Vierge de Robert Wace, et autres poèmes qui nous offriront plus loin des passages relatifs à sainte Anne, il doit exister quelque part, au moins à l’état de manuscrits, des pièces nombreuses, les unes tout entières, dédiées à notre Sainte, les autres partiellement, Une époque comme le treizième et le quatorzième siècle, d’une part, si féconde en poètes de vrai mérite, et d'autre part, pour ce qui est du peuple, si accessible à toutes ces légendes pieuses qui remuaient alors vivement les âmes, a dû laisser en hommage à la Mère de Marie plus de monuments poétiques que nous n’en rapportons ici.

Le poème de Horswitha, au dixième siècle, les œuvres que nous venons de mentionner, le Livre du Trésor de Brunetto Latini, au treizième siècle, sans parler de tant d’autres écrits en prose et en vers, tout cela suffit bien à prouver, contre le sentiment d’un certain nombre, que sainte Anne était connue en Occident à une époque très éloignée.

Le jour donc, où, faisant pour la poésie religieuse, pour la

poésie de dévotion, ce que l’on a toujours fait avec tant de zèle four

la poésie profane, on publiera, par exemple, une nouvelle collection des trouvères et des troubadours comme celle que faisait paraître, il y a quelques années, le gouvernement français, mais pour y faire entrer, cette fois, l'âme et la foi des vieux poètes de France, ce jour-là, nous le croyons, notre chère Sainte sortira du nuage, et son passé de gloire à nouveau resplendira.

Dieu veuille que ce jour luise bientôt ! Tous les grands senti. ments, toutes les grandes passions de l’homme ont leur histoire, nous dirions leur répertoire poétique. Pourquoi la piété, ou même ce qui vient de plus intime et de plus touchant sous le nom trop discrédité de dévotion, ne l’aurait-il pas aussi ?

A cette explication donnée sur l'imperfection foncière et l'insuffisance de notre étude, peut-être devons-nous en ajouter une autre sur sa distribution. À ce point de vue, nous prions donc le lecteur de ne pas s'étonner si, au lieu de lui présenter de suite les monuments poétiques les plus anciens, comme l'hymne de saint Romanus au cinquième siècle, et les Carzons d'Andrée de Crète 24 septième, nous lui offrons en premier lieu un poème du quinzième siècle, À moins de jeter beaucoup de confusion äans cette étude, nous ne pouvions nous astreindre ici à l’ordre absolument chronologique, c’est-à-dire que nous ne pouvions faire suivre toutes les pièces les unes après les autres selon leurs dates, abstraction faite de l'idée, du genre, du fond et de la forme. Il nous a semblé plus méthodique de les classer par catégories, en commençant par celles qui interprètent la légende en entier ou dans la plupart de ses parties, et en descendant, à travers l’hymnographie liturgique, jusqu’à la chanson populaire,

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