I. Séries; 2. Mfices; 3. Hymnes isolées
Avec l'hymnographie, nous allons pouvoir enfin remonter très loin dans les siècles passés, c'est-à-dire jusqu'aux premières années du moyen âge. Ce n'est plus en effet le dixième siècle seulement avec Hroswitha, ou le neuvième avec Lez-
amis font Breiz, mais le cinquième avec saint ROMAe style du NUS le Symphoniaste qui va chanter son cantique en l'honneur de sainte Anne.
pe S'il est vrai que le Ckristus patiens ig. 116. MELOZ J : 2e +
g. 116. MELOZZ0 DA FORLT, ect l'œuvre de saint Ctrégoire de Nasianze,
Le maison L'Ange de l’ Harmonie. £ Ç Te el le premier vestige poétique du culte de premiére sainte Anne serait le passage de ce drame où il est fait allusion aux
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parents de la sainte Vierge, et ainsi nos goûts d'antiquité y gagne. raient encore un siècle. Mais une allusion n’est pas un poème, et, avec tous les regrets possibles, nous sacrifions le quatrième sic le, comme aussi les trois qui l’ont précédé, puisque ceux-ci, très certai. nement, ne nous ont rien laissé.
Tout à l’heure, nous citerons une hymne empruntée aux Ménées des Grecs, mais pour la question de priorité qui nous occupe en ce moment, nous en faisons également notre deuil, parce que nous n'avons pas de preuve qu'elle soit contemporaine des premiers Ménées, contemporains eux-mêmes de saint Grégoire de Nazianze,
Le tout premier monument hymnographique que nous puissions authentiquer est donc le Contacium de saint ROMANUS (27), un vrai poème celui-là, composé de douze grandes strophes, et tout entier consacré aux bienheureux époux Anne et Joachim; monument unique pour nous, tout à fait à part, et auquel il convient de faire place ici même, dès le début de ce nouvel article. Le texte nous ena été fourni conjointement par le Cardinal Pitra et par le P, Rocchii, et en attendant que nous puissions le donner dans le grec, voici la tradution très littérale de quelques strophes :
Joachim et Anné De l’opprobre de la stérilité, Adam et Eve De la corruption de la mort Ont été arrachés, d Immaculée, Dans ta sainte Nativité.
Aussi ton peuple
La celèbre avec joie,
Et des liens du péché
Déchargé, il s’écrie :
La stérile enfante la Mère de Dieu, La nourrice de notre vie.
, Pitra, Analecta sacra spicilegio Solesmensi, 1876, p. 1193; Rocchi, Ze Glorie di AS, Gioacchinos...in-80, Grotta-Ferrata, 1878. Ces deux textes semblent se compléter l’un l’autre, l’extrait donné par le cardinal Pitra étant, selon toute apparence, le commencement du poème, En tout cas, pour notre traduction, nous adoptons cette hypothèse, Pour les originaux, voir l’appendice, no. 27.
y gagne.
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ge, à S.-Maria Novella, Florence.
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La prière et les gémissements De la stérilité et du veuvage, En sortant des lèvres de Joachim et de Anne, Montèrent jusqu'aux oreilles du Seigneur, Et firent germer le fruit qui donna la vie au monde, Celui-ci en effet répandait sa prière sur la montagne, | Celle-là, dans le jardin cachait sa honte :
Mais avec quelle joie
La stérile enfante la Mère de Dieu, La nourrice de notre vie,
O chère maternité
De sainte Anne, De quelles hymnes te célébrerai-je, et comment honorerai-je |
Le plus saint des temples !
Joachim priait sur la montagne, *
Pour que des mains de sainte Anne ' ; Un enfant passât un jour dans ses bras ;
Et la prière du saint Là
Est exaucée, à
Et avec joie re
La stérile enfante la Mère de Dieu, li
La nourrice de notre vie, À
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. Elles ont entendu dire, VI
Les tribus d'Israël, | Z
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Que Anne a mis au monde l’Immaculée, Et, heureuses, toutes se sont réjouies.
De son côté, Joachim prépare un grand festin pr Pour les prêtres et les lévites, Et quand ils sont assemblés, Il amène au milieu d’eux la petite Marie,
Pour qu'ils rendent grâce au Seigneur de l'événement glorieux.
Car c’est pour tous une joie Que la stérile enfante la Mère de Dieu, La nourrice de notre vie,
1 Ontraduirait plus littéralement en latin: exorabat, ut ex Anne utero fructum
SUSCiperét sue
u monde, iontagne,
norerai-je
glorieux.
ro fructum
Tel est le début de ce poème, vieux maintenant de quatorze siècles et demi, et valant pour nous, à lui seul, tout le reste de notre collection, C'est en quelque sorte à sa lumière que nous étudierons l'hymnographie de notre Sainte, et si telles harmonies plus jeunes résonnent plus doucement à notre oreille, aucune pourtant n'y laissera un meilleur et plus durable souvenir.