Poèmes latins
Nous l'avons vu déjà, dans la première et la seconde partie de cette étude, il n’y a pas que la liturgie qui ait chanté notre chère Sainte, De fait, à côté de la légende où le vers se compte par centaines, à côté des grands poèmes qui la contiennent et nous la font relire en tout ou en partie, il y a encore nombre de pièces moins étendues, mais parfois très intéressantes et très belles, qui, à leur tour, nous parlent en harmonieux langage de la sainte mère de Marie.
Que les noms ne soient pas tous célèbres, ce peut être un regret pour qui voudrait qu'une telle femme et une telle mère eût été chantée par tout ce qu’il y a jamais eu de plus grand et de plus illustre en ce monde; mais déjà quelques noms suffisent, et n'y en eût-il qu'un seul, qu'importent, en somme, toutes les célébrités à Celle qui ne reçoit peut-être de louange parfaite que de la bouche des enfants, comme Dieu lui-même ? Et, au surplus, la part faite de certaines indifférences et de certains oublis, si nombreux qu'ils soient ou qu'on les veuille faire, n'est-il pas permis de croire que le génie chrétien, voulant s'exercer sur un thème aussi difficile, s’est bien souvent senti réduit à l'impuissance, devant une grandeur que surpasse la seule grandeur de la Vierge Marie !
Nous possédons de Jules-César SCALIGER, une des vraies “illustrations’” du seizième siècle, et, comme on l’a appelé, “ l’homme universel de son temps ”, une dizaine de vers insérés dans la Zabu/a sacrorum Carminum, publiée à Douai en 1569 (149).
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