ACTE I, SCENE III
JULES
Et suis-je quelqu'un, moi? un locataire... un ami, et bientôt peut-être...
colombe l'interrompant.
Deuxième Couplet.
Plus de larmes, Plus d'alarmes !
Il est là tout à cùlé de moi.
JULES
Quelle ivresse !
Ma maîtresse
Me sourit pleine d'un doux émoi.
COL01IBE.
Joie extrême !
JULES
Joie extrême I JULES et COLOMBE.
Le plaisir nous promet de beaui joun.
COLOMBE
Ah ! je t'aime !
JULES
Ah ! je t'aime !
JULES et COLOMBE.
Et je sens que je t'aimerai toujours.
JULES
Allons, allons, c'est gentil la musique!
COLOMBE
N'est-ce pas?
JULES
Cet air-là surtout... près de vous, mademoiselle, J • ne me lasserais ni de le chanter ni de l'entendre.
COLOMBE
Ah! dam !... c'est que vous faites des progrès... Biaintenanl, vous chantez avec une expression !
JULES
La fin de ce petit duo est si ravissante de pensées ...
COLOMBE
Il me semblait, 5 moi. qu'il n'en renfermait qu'une.
JULES
Sans doute; mais elle est si jolie , si vraie... pour moi, du moins.
colombe, à part.
Al»! lesduos !... mon pèreavail bien raison... (Haut.) A propos, M. Jules, savez- vous que j'ai à vous gronder?
JULES
.Moi, mademoiselle ?
COLOMBE
Oui, monsieur, vous; et d'abord, pourquoi hier soir ètes-vous rentré si tard ? et ensuite , pourquoi cet air peu aimable... en me demandant votre flambeau?
JULES
Ah ! vous vous êtes aperçu...
COLOMBE
Est-ce que. par état, je ne dois pas veiller sur mes locataires?... Oui, monsieur, oui, je tiens à leur confiance, pour rire avec eux s'ils sont gais, pour les consoler s'ils ont du chagrin
JULES
yue vous êtes bonne! Eh bien! sachez donc qu'hier j'ai pa>sé la soirée i liez mon oncle. La conversation a roula sur nos projets île bonheur, et sur cet affreux